Impôts et taxes en Irlande

Allez hop, je suis motivé pour reprendre le clavier !

Comme vous le savez l’Irlande est un paradis fiscal grâce à ses 15% d’impôts sur les sociétés que l’on compare souvent aux 33.3% de la France. Mais à mes yeux le plus gros avantage est ailleurs et tient en 2 points :

  • Toutes les règles qui définissent les charges sociales ET les impôts sur les revenus tiennent sur une page A4. Oui ! une feuille A4 suffit. Je vous laisse comparer avec une déclaration de revenus française + toutes les complémentaires (et là il manque encore les charges sociales).
  • Tout est prélevé à la source et au moment ou sont versés les revenus.

Je trouve que ces deux points sont beaucoup plus importants que le montant des prélèvements. Comprendre une feuille de paye est donné à tout le monde, il y a 6 lignes, et ceci qu’on soit employé ou gérant :

  1. Le montant brut
  2. Les abattements
  3. L’impôt sur le revenu
  4. Les charges sociales (2 lignes)
  5. Le montant net

Le deuxième point (prélèvement à la source et immédiat) implique que l’on touche n’aura pas d’autre prélèvement sur le revenu, tout est disponible. Et surtout il n’y a pas de paiement de charges sociales avec 2 ou 3 ans de retard (le RSI et l’URSSAF n’existent pas ici, en tout cas pas sous la forme française). Donc si pour un problème de trésorerie un gérant arrête de se payer, il ne doit rien aux impôts… Les entrepreneurs apprécieront.

Pour ce qui est des montants des charges et impôts je reconnais qu’ici c’est bien moins élevé… Mais quelque part on le paye dans la vie de tous les jours (vie chère, médecin cher et peu remboursé, peu de lieu culturels gratuits…) Au final je ne crois pas que le niveau de vie soit beaucoup plus haut.

Je suis persuadé que la France gagnerait à simplifier les deux points évoqués ci dessus.

Je tiens à préciser que mon entreprise est toujours localisée en France !

Ce qui ne tue pas rend plus fort

Si le manchot n’a pas ma peau je vais ressortir drôlement costaud. Là c’est pas beau, il ne reste que la peau sur les os. Mais j’ai pas dit mon dernier mot.

La méthode Irlandaise vs la méthode française

L’Irlande a une façon très différente de la France pour combattre la crise. Le dernier plan proposé par le gouvernement est une aide proposée au secteur manufacturier avec comme objectif la création de 20’000 postes d’ici 3 ans (aujourd’hui ce secteur compte 200’000 salariés).

Le plan comporte un fonds de financement pour les startups et des aides en R&D.

Ireland plans to create 20,000 new manufacturing jobs by 2016

La France, via la BPI, préfère venir en aide aux entreprises en difficultés pour remettre à flot les trésoreries et aider les sous traitant face aux grandes entreprises.

On a donc deux visions différentes. D’un côté on finance principalement la création et la R&D, de l’autre on communique surtout sur l’aide aux entreprises en difficultés.

Difficile de dire quelle est la meilleure méthode sur le long terme. Pour ma part, je pense qu’aider à la création et à l’innovation et ensuite limiter les frictions entre l’administration et l’entreprise -même en cas de difficultés- est un choix judicieux.

Journalisme d’investigation

Ça c’est du journalisme d’investigation. On aurait pu ajouter

… non, c’est juste que des journalistes qui acceptent des cadeaux en échange d’un article complaisant, on en trouve, et même beaucoup 😉

J’adore ce genre de lieu commun.

Contourner Adblock avec DFP small business

Le blocage des publicités revient régulièrement sur le devant de la scène. Jusqu’à ces derniers temps je ne m’en suis pas vraiment inquiété, le phénomène ne me semblait pas mettre en danger mon activité et je comprends les internautes qui souhaitent naviguer sur Internet sans publicité. J’utilise moi-même un outil de blocage de pub lorsque mes enfants se mettent devant l’ordinateur. Au début de cette année Free a décidé de fournir un bloqueur de pub directement sur sa box et pour le faire savoir a activé le blocage par défaut. Je passerais le problème de neutralité du web, ou le manque de discernement de Free dans cette affaire. Je me suis demandé quel était réellement l’impact des bloqueurs de pub sur mon entreprise.

Adblock est l’outil de blocage de pub le plus répandu sur Internet. il bloque la plupart des adservers et empêche l’affichage de bannières hébergées localement qui comportent un nom trop explicite (pub-728×90.png par exemple). Il a certainement d’autres fonctionnalités, j’en ai appris pas mal sur ce site.

DFP Small Business est un adserver gratuit fournit par Google. Il permet une gestion assez fine des espaces publicitaires d’un site comme Forexticket. C’est un adserver populaire et se trouve donc en bonne place sur les filtres des bloqueurs de pub.

Avant de rentrer dans les détails techniques j’ai voulu mesurer le nombre de visiteurs qui n’affiche pas de bannière sur Forexticket. J’ai utilisé deux méthodes :

  • J’ai comparé le nombre d’affichage de pub annoncé par DFP et le nombre de pages vues sur le site.
  • J’ai ajouté un bout de code dans le script de DFP pour remonter l’utilisation d’adblock directement dans Google analytics.

Sur une période donnée DFP m’annonce 903’330 pages vues avec pub, Google analytics me dit qu’en fait il y en a eu 1’012’908 soit 10,8% de visiteurs qui bloquent les pubs.

La seconde méthode a consisté a modifier le script de DFP en incluant des customVar d’analytics

[code lang=”js” highlight=”2,5″]
<script type=”text/javascript”>
_gaq.push([ ‘_setCustomVar’,2,’adblockActive’, ‘yes’,1 ]);
googletag.cmd.push(function() {
googletag.display(‘div-gpt-ad-xxx’);
_gaq.push([ ‘_setCustomVar’,2,’adblockActive’, ‘No’,1 ]);
});
</script>
[/code]

Le premier “_setCustomVar” place la variable adblockActive à yes, puis le second, qui est exécuté seulement si le javascript de DFP a été chargé (donc s’il n’y a pas d’adblock, vous suivez ?) change la valeur à no. Au final Analytics m’indique donc directement le nombre de Yes et de No. Sur la même période que précédemment j’ai mesuré 897’906 pages vues sans adblock et 63’652 avec. Soit 6.6% utilisateurs d’adblock.

La vérité doit donc se trouver entre 6.6 et 10.8% pour mon site. Ce qui représente tout de même environ 2000€/mois.

J’ai mis en place un système pour afficher des bannières :

[code lang=”js” highlight=”1,6″]

<div class="petitMalin"><a href="/"><img src="grosMalin.jpg" /></a></div>
<div id=’div-gpt-ad-XXX’ class="annonce_dfp">
<script type=’text/javascript’>
_gaq.push([ ‘_setCustomVar’,2,’adblockActive’, ‘yes’,1 ]);
googletag.cmd.push(function() {
$(".petitMalin").hide();
googletag.display(‘div-gpt-ad-XXX’);
_gaq.push([ ‘_setCustomVar’,2,’adblockActive’, ‘No’,1 ]);
});
</script>
</div>

[/code]

Le premier div est ma bannière de substitution qui est masquée si le script de DFP est exécuté. C’est pas le meilleur code du monde car ceux qui n’ont pas adblock activé peuvent voir pendant un temps très court ma bannière de substitution. Mais je n’ai pas eu de gêne pendant mes tests, même avec une connexion assez lente.

Ce système ne semble pas trop mal fonctionner, le taux de clic sur ces bannières est de 0.3%, ce qui est un peu moins qu’un taux de clic normal mais pas catastrophique non plus.

Il nous vend de l’intelligence et il a même pas un échantillon sur lui le gars

10 janvier 2012

12 novembre 2012

L’usine nouvelle : Xavier Niel dit qu’il a surtout contribué à élargir le marché ?
Arnaud Montebourg: Casser les prix peut sembler de bonne guerre, mais cela a eu pour conséquence deux plans sociaux annoncés, chez SFR et Bouygues, des destructions d’emplois dans la sous-traitance, la précarisation des travailleurs chez Free, les délocalisations accélérées dans les centres d’appels, l’aggravation des difficultés d’Alcatel. Xavier Niel n’est pas responsable des choix de François Fillon en faveur de la 4e licence mais la situation objective nous oblige à prendre des mesures pour rééquilibrer la situation.

Merci aux commentaires sur Clubic

1 salarié pour 3 patrons

Ça y est, on a fait le grand pas, on a embauché notre premier salarié. Un administrateur système dont le premier travail sera de mettre en place une vraie stratégie d’hébergement un peu partout sur la planète. Au-delà du pur challenge technique de son côté et de la mise en forme d’un vrai management du notre, nous venons d’introduire, ou au moins de renforcer, la notion de frais fixe dans notre entreprise. La première étape d’un premier vrai plan de développement à la fois humain et commercial.

Je suis excité autant que Walter White lorsqu’il a découvert qu’il pouvait industrialiser son petit commerce. C’est un point de non-retour qui va nous pousser à aller de l’avant. C’est d’autant plus motivant que la période semble morose pour la majorité des entrepreneurs, que le marché du forex est en phase, que je pense temporaire, de ralentissement et que je dois me battre avec des changements d’algo pas vraiment amicaux.

J’ai fixé mes objectifs de développement mais les moyens d’y arriver vont peut-être évoluer.  Les dernières évolutions du plan de finance en France sont tellement floues et instables que je commence à penser sérieusement à développer mes nouveaux services à l’étranger, avant ce n’était juste qu’une piste qui me paraissait plus complexe qu’autre chose, aujourd’hui je préfère avoir un sol stable pour rester serein. Je garde mon activité actuelle en France, d’ailleurs elle y est toujours malgré mon déménagement en Irlande (c’est pour dire si je suis motivé), mais les activités futures se feront peut-être ailleurs.

On va quand même essayer de rester aux 35 heures histoire d’avoir un peu de temps pour s’aérer les neurones et de pouvoir vivre plusieurs vies en parallèle.