Le web 3.0 boursier et dérive sur l’avenir du web 2.0

Challenge publie un papier sur les forums boursiers. Un milieu ou partage d’info et gain d’argent ne font pas bon ménage. Pour pratiquer ce genre de forum depuis quelques années je peux affirmer qu’on trouve autant d’infos falsifiées pour tenter de manipuler les cours que d’info valant la peine d’être lues. Ce n’est pas de ça que je voulais parler mais de l’article qui essaye de montrer que les forums boursiers sont passés du web préhistorique au Web 2.0 puis se prépare au web 3.0… Je veux bien mettre du 2.0 à toutes les sauces mais
Les forums boursiers existent depuis très longtemps (1995 ?).

  • Le “user generated content” est un concept assimilé dès le début de l’Internet.
  • Ils n’ont quasiment pas évolués (les changement notables sont les recommandations et les profils des membres qui se sont un peu étoffés)
  • Les réseaux sociaux financiers existent depuis que le web existe, ils se sont juste un peu mieux organisés avec le temps.

Donc pas de 2.0 ni de futur 3.0, juste des évolutions mais pas de révolution. Comme quoi, dès que ça touche la finance on est pertinent très rapidement 🙂

Un peu de critique ne fait pas de mal. Maintenant on construit.

Je ne sais pas ce qui pourrait révolutionner le web financier aujourd’hui, l’info est gratuite, reproduite dans tous les format (blog, fils de news, RSS, sites officiels, officieux…). Là où je suis d’accord avec l’article de Challenges c’est que l’évolution est de rendre cette info pertinente, l’article parle de rémunérer et de “marquer” les meilleurs intervenants.

  • Les rémunérations doivent être importantes (Zonebourse donne 20’000 euros par mois au plus performant) pour attirer les traders qui gagnent. Le savoir faire de l’argent avec de l’argent se vend cher…
  • La reconnaissance doit être à la hauteur des performances. On n’a pas la même satisfaction d’être suivi dans un forum de débutants que de professionnels. Le cas de ClubAmiral est très intéressant (il faut faire ses preuves avant d’être accepté)

L’évolution des réseaux sociaux me semble venir des forums boursiers. Ils ont compris depuis un moment que le contenu généré par les utilisateurs provoque beaucoup de bruit et que ce bruit peut les étouffer. L’objectif est maintenant de filtrer le bruit et d’amplifier les bons éléments. Et quoi de mieux que de payer les meilleurs contributeurs ou de faire des clubs fermés… On en revient à la vie réelle avec des internautes payés pour faire du contenu de qualité (les journalistes de demain) et d’autres essayant de se faire une place au soleil avec des budgets très limités (les fanzines du futurs). D’ailleurs je crois que certaines plateformes vidéos ont déjà pris ce chemin en payant ceux qui produisent des vidéos très regardées, ces producteurs seront d’autant plus mis en avant qu’ils génèreront du volume en écrasant les autres…

Il devient déjà difficile de créer un nouveau site web pour s’imposer car les “gros” squattent bien la place, je pense qu’il sera bientôt très difficile de se faire remarquer sur les différents sites “sociaux” tels que Youtube et autres…

Et l’avenir des nouveaux arrivant dans tout ça ? A mon avis il devient quasiment impossible de se placer sur les secteurs grand public, les sites qui ont un business modèle viable et qui deviennent gros en quelques mois n’existeront plus (sauf peut être des cas exceptionnels), l’avenir est dans la fameuse longue traîne et les marchés de niche. Par exemple je ne ferai pas un site sur les hôtels de Paris mais pourquoi pas un site sur “Ou dormir à paris pour 30€ petit dej compris et pas dans une chambre sordide”.

Merci Julio pour l’info

Les millions d’euros des ventes de sites web

AuFéminin a été valorisé 284 millions d’Euros par son rachat par Springer (pas loin de l’estimation de 300 millions faite par les spécialistes peu de temps avant). Les deux principaux actionnaires Marc-Antoine Dubanton et Anne-Sophie Pastel (qui détiennent chacun 18.62% de la société) empochent près de 53 millions chacun. Le prix de vente représente 21 fois le chiffre d’affaire.
Pas besoin de se faire racheter par Google pour bien vendre son affaire.
Alors là je vois tout le monde se jeter sur sa calculette 284 millions pour 6 millions de visiteurs uniques (14 millions pour tous les sites du groupe) et 13 millions de CA (7 millions de résultat). Moi je fais en gros 50 fois moins donc je suis valorisé avec un petit 6 millions… Si vous avez un acheteur pour moi je pense que je me laisserai tenter.

Remettons les pieds sur terre, essayons de voir ça de plus près, Aufeminin c’est

  • quelques sites à forte audience sur lequel la pub se vend bien -81% du CA- (certains pensent que cette audience pourrait baisser). J’en profite pour me benchmarker, 14 millions de visiteurs unique par mois = 10.5 million de CA. Je suis dans la moyenne… cool
  • un logiciel de gestion de pub (SmartAdServer) qui fonctionne plutôt bien -15% du CA-

Je pense qu’Axel Springer a acheté l’audience car il a déjà 170 magazines et journaux dans 33 pays, je ne pense pas qu’il visait le logiciel de gestion de pub il cherche plutôt à s’implanter plus fortement en France. Pour moi il a donc bien valorisé le nombre de visiteurs à 284 millions.

Donc… en faisant une règle de 3 toute bête je pèse bien 6 millions. Hahaha j’aurai du aller au Bourget pour réserver mon jet privé.

Trêve de plaisanterie, je sais que l’audience c’est le nerf de la guerre du web (il n’y a qu’à voir les rachats de Myspace, youtube et autres). Mais j’ai beau réfléchir à des business plans très optimistes je ne vois pas comment on peut facilement amortir ces achats (?).

Comment augmenter l’audience des sites ?

Une des questions qui me hante le plus souvent c’est : “comment je vais faire pour avoir mes 1% de progression cette semaine ?” (1% par semaine c’est mon objectif, ça fait un peu plus de 65% de progression par an).

Le premier point c’est de fidéliser l’audience déjà sur place. Pour ça pas de secret : du contenu original et de qualité, une navigation simple, un design sympa -Il faudra que je parle un jour en détail des différents leviers pour fidéliser l’audience- Quand on a tout ça il faut maintenant faire venir des nouveaux visiteurs.

Faire de la pub via adwords, bannières ou emails. J’ai déjà abordé le sujet. C’est cher et le retour sur investissement n’est pas évident avec mon business model (vente d’espace pub).

Améliorer le référencement naturel. Le positionnement sur les moteurs c’est toute une technique très simple mais que peu de monde met en pratique. L’ultime exemple c’est Wikipedia. Ecrivez, écrivez, écrivez et croisez chaque article avec des liens. Au plus on a de texte au plus on couvre de mots clés au plus on a de mots clés au mieux les internautes nous trouvent. Ca ne sert à rien de se focaliser sur un mot précis quand il en existe des dizaines au sens similaire. Pour prendre un exemple parlant, sur mon site principal j’ai eu la semaine dernière un peu plus de 50’000 visites via les moteurs de recherche avec plus de 16’000 mots clés différents (une moyenne de 3 visites par mots clés par semaine), c’est ce qu’on appelle la longue traîne.

Faire parler de son site, en quelque sorte du marketing viral. Là encore c’est assez simple, il faut aborder les sujets à la mode et, si possible, en étant le premier. Si vous y arrivez les liens vont fleurir sur les forums et les blogs, les visiteurs sont alors très cibles et il y a de grande chance pour qu’ils restent fidèles. Pour trouver ce qui est à la mode il faut faire un peu de veille sur les forums et blogs peu connus mais très pointus. Et pour rester le premier il faut éviter de citer ses sources d’inspiration. Je surveille beaucoup les forums financiers pour savoir ce qui manque aux traders, ensuite je leur développe les outils et je les mets en ligne…

Multiplier les canaux de distribution de l’info. Il y a bien sur les abonnements par mail, RSS, Twitter, SMS. Une version mobile devient de plus en plus incontournable. Il faut être presque de partout (presque car certains canaux ne me semblent pas pertinents, Je me vois mal diffuser mon info via un univers Netvibes pour l’instant -je développerai-).

En faisant tout ça on couvre une bonne partie des grosses sources d’audience. Le renouvellement des visiteurs et la fidélisation sont un des piliers d’un site qui a vocation à grandir.

D’autres idées ?

Novaforge : comparaison des logiciels libres

Bull a lancé il y a quelques jours un portail comparatif sur les logiciels d’entreprise open source : Novaforge. Le portail est très bien fait et permet de découvrir ou redécouvrir des logiciels souvent très utiles pour les entreprises présentes sur le web (CRM, CMS, Wiki…). C’est un complément à CMSMatrix (site de comparaison de CMS) Framasoft (annuaire de logiciels libres).

Si chaque fiche est très complète et le site est en français je regrette un classement approximatif pour la section qui m’interesse le plus (phpbb côtoie médiawiki et dotclear dans la section wikis / web 2.0) la partie gestion de contenu reste un peu légère (à comparer avec les 765 références de CMSMatrix). Vu que Bull est très actif dans l’open source je ne doute pas que les défauts de jeunesse seront vite corrigés.

Je mets le lien dans mes favoris pour toutes les fois ou je cherche des logiciels libres.

Ils en parlent :

Saveur-Biere, site de vente en ligne de bières

Par conscience professionnelle j’ai testé un nouveau service ouvert la semaine dernière. Julien Lemarchand a créé un site de vente de bieres. C’est une bénédiction vu qu’en Isère on trouve rarement autre chose que de la kro ou de la kanterbraü et que je suis un fan des bonnes bières.

J’ai donc fait une commande qui devrait me tenir 2 petits mois. 33 bouteilles avec 1 seul doublon, un rêve que je n’espérais même pas. Le processus de commande est très fluide et beaucoup plus simple que ceux que j’ai déjà testé.

J’ai commandé des assortiments : Bières trappistes, les saints belges, des bières canadiennes, des toutes en rondeur et un assortiment de bières allemandes qu’on ne trouve déjà plus (rupture de stock ?)

Bieres

La livraison tombe bien, ils ont prévu plus de 30° aujourd’hui vers Grenoble.

Les compétences nécessaires pour monter sa startup sur le net ?

Plutôt que “Les compétences nécessaires pour monter sa startup sur le net ?” je devrais dire “Quelles ont été les compétences que j’ai du acquérir pour monter mon site web ?“. Mais j’aime bien le mot start-up, on démarre et on monte, quand on prononce ce mot tout le monde nous regarde avec de gros yeux ronds -en tout cas quand on n’habite pas dans la silicon valley-

Tout au long de cet article je me réfèrerai aux billets Connaissez-vous les métiers du web ? et Plus de 40 métiers du web.

+ Online Marketing Manager : Il définit la stratégie et les objectifs du site. Pas moyen d’y couper. On aura du mal à monter un site sans objectifs.

+ e-Marketeur : Le Web marketeur analyse la fréquentation du site (taux, profils), cherche à développer le trafic, à garantir la cohérence et l’efficacité de son positionnement. Je passe environ 10 min par jour à analyser les stats du site pour voir si ça tourne bien, ou sont les erreurs, d’ou vient le trafic.

– Analyste en marketing relationnel : C’est la personne qui s’occupe de la gestion de la relation client. Point noir pour moi. Je sais que c’est important mais je n’ai pas le temps.

+ Responsables d’études : Il supervise les études consommateurs qualitatives et quantitatives et il est chargé de mettre en place des indicateurs pertinents pour identifier les points forts et les points faibles du site. Je le fais régulièrement, je donne la priorité au sections qui apportent de la plus value pour les visiteurs, un section avec 0.1% d’audience ne sera pas prioritaire.

+ Intelligence économique & veille : Le responsable de l’intelligence économique se tient au courant des évolutions technologiques de son secteur d’activité. 30% de mon temps est consacré à la veille.

+ Rédacteur online : Le rédacteur aura pour mission de créer un contenu à diffuser pour fidéliser au mieux ses utilisateurs. Bien obligé de rédiger pour mettre du contenu sur le site, une partie fastidieuse mais qui joue sur le long terme.

– Secrétaire de rédaction : Traditionnellement, le secrétaire de rédaction gère le planning de la rédaction. Pas ou très peu de planning, pas vraiment de contrainte de ligne éditoriale.

+ Animateur (forum,blog, site) : L’animateur s’assure du bon déroulement des échanges dans les forums qu’il lance. Je contrôle tout ce qui se passe sur le site.

+ Chef de publicité ou media planer : Le chef de publicité est chargé d’élaborer de nouvelles offres commerciales et de mettre en place des opérations de promotion. Je l’ai fait maintenant je passe par une régie externe.

+ Traffic Manager : Le responsable de trafic planifie l’occupation des espaces publicitaires du site. ça passe maintenant par une régie mais je m’en suis occupé pendant longtemps.

– Responsable communication : Le responsable de communication s’occupe des relations de presse. Pas de relation presse.

– Directeur artistique : Le Directeur Artistique, ou DA, est un professionnel de l’image. Jusqu’à aujourd’hui pas de DA. J’ai sous traité un nouveau design.

– Infographiste : Son rôle est de mettre une image ou un texte en valeur et en mouvement. Hein ?

– Graphiste : Il crée, choisi et utilise des d’éléments graphiques pour élaborer un objet de communication et/ou de culture. Petit à petit ça vient mais bon…

– Webdesigner : Véritable artiste du Web, le web designer est chargé de donner une identité visuelle au site. Voir ci dessus

+ Ergonome : L’ergonome recherche les conditions d’interfaces idéales de lisibilité et l’utilisation optimales d’un site Internet. Je m’y suis mis un peu tard mais actuellement je mets l’accent là dessus. C’est important de s’y prendre assez tôt pour améliorer les perfs dès le départ.

– Expert Technique : C’est un développeur qui s’est spécialisé dans un domaine de pointe. Je suis expert en tout et en rien.

+ Analyste Programmeur : L’analyste programmeur est l’homme de l’ombre de l’Internet. C’est la petite main du code informatique. Je suis plus analyste qu’expert.

+ Développeur : Le développeur est apte à déchiffrer une demande et élaborer un cahier des charges. à recouper avec l’analyste.

+ Expert en sécurité du système d’information : L’expert en sécurité conçoit l’architecture et les éléments du système de sécurité d’un site internet et saura capable de mettre en place une politique de sécurité. Expert c’est un grand mot. Disons que je me tiens sérieusement au courant.

– Responsable de la sécurité des échanges électroniques : Expert en sécurité et rompu aux procédures de sécurisation. Pas de site transactionnel chez moi.

+ Administrateur de base de données : L’administrateur de base de données est avant tout un technicien. C’est pas le plus marrant mais je suis bien obligé.

– Ingénieur réseau : L’ingénieur réseau s’occupe de la gestion du ou des réseaux. Il analyse en permanence les logs et est le garant du bon fonctionnement du réseau de l’entreprise. Ca c’est le boulot de mon hébergeur. Enfin je crois…

– Architecte réseau : L’architecte réseau gère le réseau. C’est du chinois.

+ Spécialiste en référencement & SEO : Le chargé de référencement s’attache à faire connaître le site Internet dont il a la charge. Enorme boulot pendant 1 an, maintenant j’entretiens et je surveille la concurrence.

– Concepteur web : Son rôle est plus orienté sur le conseil au client. Le client c’est moi !

+ Consultant internet : Le consultant Internet analyse les besoins, étudie la faisabilité du projet. Un passage obligé.

+ Vendeur d’espace : Chez un fournisseur d’accès ou dans une agence spécialisée, le vendeur d’espace est chargé de la vente des bandeaux publicitaires. C’est dans la régie.

– Responsable du commerce électronique : Il définit la stratégie de commercialisation on line des produits ou services. Pas vraiment utile à mon échelle.

+ Webmaster : Le Webmaster est le garant du développement et de l’évolution d’un site Internet. C’est le métier de base.

+ Chef de Projet : Le chef de projet coordonne et veille à la bonne construction du site d’un point de vue technique. Je suis seul à la fois chef, secrétaire et je fais le café.

– Technicien Hot-line ou Helpdesk : Le technicien de Hot Line assure une assistance, généralement performante, aux clients désemparés. Loin de moi le téléphone.

– Podcasteur : Par définition le podcasteur sera en charge de filmer et de créer du contenu. Pas de vidéo pour le moment.

– Monteur : Travaillant sur les podcasts audio ou vidéo. Pas de vidéo pour le moment.

– Juriste internet : Le juriste Internet informe sur le droit de l’informatique. Ca me manque, mais c’est cher.

+ Websurfeur : Chaque jour, des milliers de sites apparaissent et disparaissent sur la toile. Sortes de chroniqueurs des nouveautés du web. ça fait parti de la veille.

+ L’Intégrateur HTML : Il converti les maquettes du webdesigner en pages web avant qu’interviennent les développeurs qui les programmeront. Je l’ai fais, je le sous-traite maintenant.

+ Community Manager : Le community Manager est la personne qui gère le bien être des utilisateurs d’un réseau social. Indispensable sur un forum mais terriblement chronophage. Je ne le fais pas assez bien.

+ Responsable éditorial : il se situe à mi-chemin entre le rédactionnel et le marketing. Un poste un peu bâtard, on l’est sans le savoir.

+ Responsable des partenariats & sponsoring : A cheval entre les relations publiques et le commercial, son rôle consistera à nouer des relations qui permettront au soit d’accroître l’influence du site et ses revenus. Maintenant ça passe par une régie.

+ Testeur : A l’image d’un développement logiciel, le site nécessite, avant son lancement mais également lors des divers évolutions dont il fera l’objet, de pouvoir être testé. Je sais je suis développeur et testeur en même temps, c’est pas bien.

+ Bloggeur d’entreprise (Animateur-Rédacteur) : Le Rédacteur-Bloggeur aura pour mission de créer un contenu à diffuser pour fidéliser au mieux ses utilisateurs. ça j’aime bien

Bilan :

Sur les 42 métiers de cette page je pense en faire 25. Reste 17 que je néglige soit par manque de temps soit par manque d’intérêt soit par absence de compétences… Mais bon, avec tout ça on arrive quand même à faire quelque chose qui tourne bien…

Donnez moi des chiffres je leur fait dire ce que vous voulez

La semaine dernière Xitimonitor a publié son baromètre mensuel en titrant “Envolée d’Exalead“. Dans la foulée Exalead a repris l’info et Affordance a emboité le pas en parlant d’exaleader. En effet Exalead a connu une progression en part de marché de plus de 16% alors que Google a progressé de 0.4%

Il faut recadrer cette performance dans son contexte. L’écart en point est plus parlante. Google a pris 0.33 points de part de marché là ou Exalead en a pris 0.1.

0.33 points ça représente presque 5 fois la part de marché d’Exalead. J’aurai donc tendance à dire : “la simple variation de part de marché de Google ce mois ci représente 5 Exalead“. Ca a plus de gueule, on se rend mieux compte de la puissance de Google.

Google ne peut pas progresser autant qu’Exalead. S’ils prennent 12.5% ils dépassent les 100% de part de marché. Donnez moi des chiffres je leur fait dire ce que vous voulez ^^

Ce qui m’a fait réfléchir

  • Presse citron a publié un billet dans lequel il cite ce blog. Le nombre de visiteurs explose. D’une trentaine par jour il y a eu plus de 300 visiteurs le jour du billet. Depuis tout est redevenu normal. Ouf, je suis agoraphobe. Ceci dit qu’il soit remercié et que le bonheur le submerge lui et les siens sur 7 générations. Réflexion : 300 clics ciblés en 1 jour + une bonne centaine dans les jours qui suivent avec un taux de transfo de 10% pour l’inscription au flux RSS c’est pas mal. M’étonne pas que les agences de pub sponsorisent des posts.
  • Le présent et l’avenir du web : un excellent billet sur la bulle 2.0 dans le blog “aux innocents les mains vides. Il me conforte dans le fait que la période est très bonne sur Internet et qu’on devrait pouvoir s’en tirer avec les honneurs. Profession Web considère que le Web 2.0 est adopté par ceux qui sont un minimum geek et que l’explosion aura lieu (ou pas) lorsque madame Michu 😉 passera (ou pas) du web 1.0 au web 2.0. Stéphane Guérin quant à lui rebondit sur un billet d’Emile Girard sur l’avenir du Web – J’argumenterai plus longuement sur ce point car c’est important d’avoir une bonne vision de l’avenir de notre gagne pain.
  • Encore Stéphane Guérin : quelle est ta bloguo-stratégie ? voilà qui est intéressant, chaque blog a un objectif. Pour ma part le blog sert à partager ma vision du web business, à sortir de mon train train quotidien, à me faire connaître. Si je sors un billet par semaine je serai content.
  • Spyjax : excellent. Dès que je trouve 1 journée de libre je mets ça sur mon site. Objectif : connaître les sites liés aux miens.
  • Amis Américains si vous avez du Yen je pense que c’est le moment de le vendre, il pourrait perdre pas loin de 10% d’ici la fin de l’année.
  • J’attends le livreur pour ma cargaison de bières.

Combien on gagne avec un site Internet ?

On entend souvent parler de site à forte audience, des stars du web 2.0 mais on trouve rarement des infos sur les chiffres d’affaire ou les résultats. Pourtant c’est l’info principale. Bien sur il existe des sites montés pour être vendus à Google and co mais si on veut monter une boite viable il faut tenir compte du revenu potentiel qu’on peut tirer de son site.

Il existe deux grosses sources de revenu :

  • Soit on vend quelque chose aux visiteurs du site (service, livres, petites annonces, accès premium…)
  • Soit on vend son audience à des annonceurs (pub, affiliation…)

Si on vend quelque chose aux visiteurs

Le calcul des revenus est simple :

Revenu = Nombre de visiteurs * taux de transformation * panier moyen * marge

Ca fait 4 paramètres sur lesquels on peut jouer.

  • Nombre de visiteurs : Pour l’augmenter soit on achète de l’espace pub, soit on fait du référencement naturel, soit on a un super bon site et le bouche à oreille fonctionne tout seul, soit…
  • Taux de transformation : Pour l’augmenter on fait des tests sur la performance des pages, des formulaires, on améliore la crédibilité du site…
  • Panier moyen : Pour l’augmenter on utilise des recommandations d’achat (cf amazon), on fait des lots…
  • Marge : Pour l’augmenter on négocie avec les fournisseurs, on augmente les prix.

Tous ces paramètres sont maîtrisables, il faut simplement les connaître pour savoir si l’entreprise est viable sur le long terme.

Je ne développe pas plus car ce n’est pas mon domaine. D’autres le font mieux que moi.

Si on vend de l’audience aux annonceurs

Ca c’est mon domaine je peux donc plus facilement donner des exemples chiffrés.

Revenu = Nombre de visites * revenu par visite = Nombre de pages vues * CPM

Pour ma part j’utilise les deux formules. Je sais que en gros le nombre de visite quotidienne sera égal au nombre d’euros que j’encaisserai pour mon chiffre d’affaire (10’000 visites par jour = 10’000€ par mois). Une autre estimation : chaque page vue me rapporte environ 1 centime (1 million de pages vues = 10’000€). Tout ça plus ou moins 20%, ça donne une estimation.
Cette base de calcul est stable et correspond à Mataf (qui est un site de niche dans la finance). Chaque site aura ses propres paramètres.

Il y a deux paramètres :

  • Nombre de visites : pour l’augmenter on peut acheter des espaces pub (mais ce n’est pas forcement une bonne idée à court terme), on peut travailler le référencement. La meilleure solution consiste à donner un contenu à très forte valeur ajouté (ce qui attire les visiteurs et les annonceurs et fidélise tout ce beau monde)
  • Revenu par visite : pour l’augmenter il faut optimiser le placement des pubs pour améliorer la visibilité des annonces et donc le ROI des annonceurs, ils seront content et payeront plus facilement plus cher.

Mon expérience : Le nombre de visites de Mataf est relativement bien maîtrisé, j’arrive à occuper de nombreux canaux (bouche à oreille, référencement, fidélisation). Le revenu par visite est plus complexe car il nécessite un gros travail en amont (nombreux tests de performance) et de nombreuses discussions avec les annonceurs.

Des chiffres

  • Comment ça marche : CA 2006 200’000 Euros pour près de 3 millions de visiteurs uniques par mois. Modèle basé sur la vente d’espace pub. Franchement ça me parait faible, soient ils vendent mal leur truc soient… je ne comprends pas. En regardant de plus près la pub n’est pas bien ciblée, sur les fiches techniques j’ai de la pub pour paruvendu, airfrance. L’espace pub ne doit pas se vendre bien cher.
  • Pecheur.com : CA 2006 1.5 Million d’Euros pour environ 100’000 visiteurs uniques par mois. Sur Pecheur.com il y a de la vente, on sort du modèle publicitaire. 1.5Million c’est beaucoup mais je préfèrerai avoir le bénéfice qu’ils en tire.
  • Oboulo.com : Recette 2006 400’000 Euros pour environ 200’000 visiteurs uniques par mois. C’est encore un modèle basé sur la vente.
  • Marmiton.org : Résultat espéré pour 2007 550’000 Euros pour près de 1.5 millions de visiteurs uniques par mois. Les revenus sont basés sur la pub et la vente (livre et ustensiles de cuisine).
  • Boursorama.com : environ 2 millions de visiteurs uniques d’après médiamétrie (5 millions d’après bourso), 12.5 millions d’euros de produit d’exploitation pour la partie média (5.5% de leur revenu total). L’espace pub sur boursorama se vends très cher, de plus ils ont une base d’email impressionnante et très ciblée. Par contre ils ont besoin de pas mal de main d’oeuvre pour faire tourner tout ça.
  • Consoglobe.com : 360’000 visiteurs uniques mensuels pour 300’000€ de CA annuel (4.5 millions de volume d’affaire). C’est un site de vente avec une très bonne performance apparemment.

Une conclusion ?

Les revenus liés à la vente semblent meilleurs que ceux liés à la pub. Le modèle du gratuit n’est pas forcement la meilleure solution.

Si on s’acharne, comme moi, à faire du gratuit il faut avoir une bonne force de vente pour tirer un maximum de revenu de l’espace publicitaire. Boursorama est un exemple, 1 million d’euros par mois pour 2 à 5 millions de visiteurs selon la source. Pour comparer Mataf doit gagner 5 fois moins au visiteur et Commentcamarche.net 50 à 100 fois moins (ben oui, l’audience généraliste se vend moins chère). Ca me donne un bon objectif de progression car, comme Boursorama, je suis dans la finance et le trading. Pour atteindre cet objectif je me suis associé à une régie spécialisée.

Attention :

Tous les chiffres publiés ici sont tirés du web. Je ne garanti rien. Je les utilise pour connaître des ordres de grandeur. Je veux savoir si je suis 10, 100 ou 1000 fois moins performant que Boursorama. Savoir que c’est 12.33 ou 8.12 au lieu de 10 m’importe peu.

Quand je parle de vente de visiteur ou d’audience je ne considère par les personnes qui viennent sur mon site comme du bétail. Au contraire, je m’acharne à trouver des solutions pour leur donner du contenu de qualité gratuitement. Je finance le contenu avec l’argent des “grosses boites”.

Sources d’inspiration :

Qu’est ce qu’il se passe sur Twitter ?

Sur Twitter on dort, on joue, on mange, on boit mais on ne se lave pas beaucoup. On en parle avant et après. C’est logique car sur Twitter on est plus propre que sale, on a faim, on est fatigué et on a soif.

Twitter VolumeTwitter Volume 2Twitter Volume 3

via Tweetvolume

Pour en revenir à mes applications, en 48h j’ai eu 25 followers sur mon twitter forex. C’est peu mais je ne vais pas en rester là, surtout que les retours sont très bons. Objectif 500 pour la fin de l’année.