1 salarié pour 3 patrons

Ça y est, on a fait le grand pas, on a embauché notre premier salarié. Un administrateur système dont le premier travail sera de mettre en place une vraie stratégie d’hébergement un peu partout sur la planète. Au-delà du pur challenge technique de son côté et de la mise en forme d’un vrai management du notre, nous venons d’introduire, ou au moins de renforcer, la notion de frais fixe dans notre entreprise. La première étape d’un premier vrai plan de développement à la fois humain et commercial.

Je suis excité autant que Walter White lorsqu’il a découvert qu’il pouvait industrialiser son petit commerce. C’est un point de non-retour qui va nous pousser à aller de l’avant. C’est d’autant plus motivant que la période semble morose pour la majorité des entrepreneurs, que le marché du forex est en phase, que je pense temporaire, de ralentissement et que je dois me battre avec des changements d’algo pas vraiment amicaux.

J’ai fixé mes objectifs de développement mais les moyens d’y arriver vont peut-être évoluer.  Les dernières évolutions du plan de finance en France sont tellement floues et instables que je commence à penser sérieusement à développer mes nouveaux services à l’étranger, avant ce n’était juste qu’une piste qui me paraissait plus complexe qu’autre chose, aujourd’hui je préfère avoir un sol stable pour rester serein. Je garde mon activité actuelle en France, d’ailleurs elle y est toujours malgré mon déménagement en Irlande (c’est pour dire si je suis motivé), mais les activités futures se feront peut-être ailleurs.

On va quand même essayer de rester aux 35 heures histoire d’avoir un peu de temps pour s’aérer les neurones et de pouvoir vivre plusieurs vies en parallèle.

Page Layout Algorithme

Il y a une semaine Google a sorti un nouvel algo de son chapeau : un update du  Google Page Layout Algorithme. Il est censé pénaliser les sites dont le contenu se trouve trop bas dans les pages donc qui, généralement, présentent trop de pub au dessus de la ligne de flotaison du site.

Pan, j’m’l’a pris dans les dents. Sur une semaine ça représente environ 8% d’audience en moins. Rien de catastrophique mais quand même gênant. Gênant car je n’avais pas encore été touché par les dernières modifs du moteur de recherche et gênant car on ne peut pas dire que j’abuse de la publicité, je me fais même un point d’honneur à mettre en avant le contenu et à améliorer l’expérience des visiteurs.

Cet algo à l’avantage sur Google ou Panda de fonctionner en temps réel, on n’a pas besoin d’attendre un update pour revenir un simple crawl devrait suffire. Ça aurait pu atténuer mon inquiétude si le crawl n’avait pas été stoppé net deux jours après l’update. Lorsque j’ai vu, ou plutôt je n’ai plus vu, les logs de Googlebot je crois que je suis devenu blanc surtout que je n’ai trouvé aucune référence à ce problème sur twitter ou dans la blogosphère SEO. Le malaise s’est dissipé lorsque j’ai eu la confirmation que je n’étais pas le seul et j’ai accueilli avec soulagement le retour de Googlebot samedi matin.

J’avoue que je ne comprends pas pourquoi mon site serait considéré comme mettant trop en avant les pub. Dans le doute j’ai quand même modifié de façon très légère mon layout et j’ai pris la décision d’attendre un peu pour pouvoir analyser ça à froid d’ici quelques jours et éventuellement mettre en place des modifications plus profondes sur le site.

Je vous tiendrai au courant de mes actions et de leur éventuels impacts.

Une opportunité dans la crise #geonpi

Le mouvement des pigeons me laisse un peu dubitatif. Je suis ce qu’on appelle un entrepreneur, j’ai entrepris de créer mon propre emploi pour plusieurs raisons, la principale d’entre elle vient peut-être du fait que j’ai du mal à faire quelque chose que je n’ai pas décidé moi-même. Avoir des revenus conséquents ou créer des emplois sont un peu des dommages collatéraux… Je ne m’en plains pas, au contraire, je commence même à y prendre du plaisir.

Quand on dit que l’entrepreneur prend des risques je suis totalement d’accord mais il le fait de plein gré et pour son bien être personnel avant tout. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’entrepreneurs qui prennent le risque de tout perdre pour créer des emplois ou pour le rayonnement de son pays et si c’était le cas alors il devrait se sentir flatter par le projet de loi de finance pour 2013.

La contestation actuelle semble se focaliser sur le taux à 60%, or il me semble qu’on atteint ce taux pour une importante plus-value gagnée dans un délai très court. Bon, ok ce taux reste quand même très élevé lorsque qu’on garde son entreprise plusieurs années mais on est en période de crise.

En période de crise un entreprise s’adapte, demande des efforts de la part de tous ses collaborateurs -j’ai vécu ça durant ma courte vie de salarié- et lorsque tout va mieux on repart sur de bonnes bases. On reproche souvent à l’état de ne pas être géré comme une entreprise et bien là je crois qu’on s’en approche -une approche timide, je vous l’accorde-. Après on peut ne pas être d’accord avec l’orientation choisie, démoraliser les investisseurs et une partie des entrepreneurs n’est peut-être pas une bonne chose mais il faut aussi voir qu’une autre partie des entrepreneurs, ceux qui vendent leur entreprise à des prix relativement faible, vont y gagner. En gros les petites ventes vont être moins taxées et les millionnaires auront moins de millions… Vu comme ça je préfère être du côté des plus taxés.

Je vois quand même 2 gros défauts dans le PLF 2013. La rétroactivité n’est pas une bonne chose, je trouve dégueulasse -et je pèse mes mots- de changer les règles du jeu à postériori, à l’instabilité fiscale s’ajoute un jeu de roulette russe. Et la remise à zéro des compteurs le 1/1/2013 pour la durée de détention des parts d’une société. Pour ces deux raisons je trouve que le mot pigeon est extrêmement bien adapté.

J’ai toujours entendu dans les blogs d’entrepreneurs, dans les conférences et dans les discussions entre entrepreneurs qu’il fallait voir dans chaque obstacle une opportunité. J’ai l’impression de lire partout que les startups web vont certainement s’expatriées en masse sous des cieux plus cléments, si ce phénomène se confirme nous pourrions avoir en France un énorme vide à combler, une chute de la concurrence qui pourrait permettre à celles qui reste de connaitre un taux de croissance qu’elles n’auraient pas connu sans le PLF 2013. Et il y aura certainement d’autres opportunités à saisir dans cette période de crise.