Contourner Adblock avec DFP small business

Le blocage des publicités revient régulièrement sur le devant de la scène. Jusqu’à ces derniers temps je ne m’en suis pas vraiment inquiété, le phénomène ne me semblait pas mettre en danger mon activité et je comprends les internautes qui souhaitent naviguer sur Internet sans publicité. J’utilise moi-même un outil de blocage de pub lorsque mes enfants se mettent devant l’ordinateur. Au début de cette année Free a décidé de fournir un bloqueur de pub directement sur sa box et pour le faire savoir a activé le blocage par défaut. Je passerais le problème de neutralité du web, ou le manque de discernement de Free dans cette affaire. Je me suis demandé quel était réellement l’impact des bloqueurs de pub sur mon entreprise.

Adblock est l’outil de blocage de pub le plus répandu sur Internet. il bloque la plupart des adservers et empêche l’affichage de bannières hébergées localement qui comportent un nom trop explicite (pub-728×90.png par exemple). Il a certainement d’autres fonctionnalités, j’en ai appris pas mal sur ce site.

DFP Small Business est un adserver gratuit fournit par Google. Il permet une gestion assez fine des espaces publicitaires d’un site comme Forexticket. C’est un adserver populaire et se trouve donc en bonne place sur les filtres des bloqueurs de pub.

Avant de rentrer dans les détails techniques j’ai voulu mesurer le nombre de visiteurs qui n’affiche pas de bannière sur Forexticket. J’ai utilisé deux méthodes :

  • J’ai comparé le nombre d’affichage de pub annoncé par DFP et le nombre de pages vues sur le site.
  • J’ai ajouté un bout de code dans le script de DFP pour remonter l’utilisation d’adblock directement dans Google analytics.

Sur une période donnée DFP m’annonce 903’330 pages vues avec pub, Google analytics me dit qu’en fait il y en a eu 1’012’908 soit 10,8% de visiteurs qui bloquent les pubs.

La seconde méthode a consisté a modifier le script de DFP en incluant des customVar d’analytics

[code lang=”js” highlight=”2,5″]
<script type=”text/javascript”>
_gaq.push([ ‘_setCustomVar’,2,’adblockActive’, ‘yes’,1 ]);
googletag.cmd.push(function() {
googletag.display(‘div-gpt-ad-xxx’);
_gaq.push([ ‘_setCustomVar’,2,’adblockActive’, ‘No’,1 ]);
});
</script>
[/code]

Le premier “_setCustomVar” place la variable adblockActive à yes, puis le second, qui est exécuté seulement si le javascript de DFP a été chargé (donc s’il n’y a pas d’adblock, vous suivez ?) change la valeur à no. Au final Analytics m’indique donc directement le nombre de Yes et de No. Sur la même période que précédemment j’ai mesuré 897’906 pages vues sans adblock et 63’652 avec. Soit 6.6% utilisateurs d’adblock.

La vérité doit donc se trouver entre 6.6 et 10.8% pour mon site. Ce qui représente tout de même environ 2000€/mois.

J’ai mis en place un système pour afficher des bannières :

[code lang=”js” highlight=”1,6″]

<div class="petitMalin"><a href="/"><img src="grosMalin.jpg" /></a></div>
<div id=’div-gpt-ad-XXX’ class="annonce_dfp">
<script type=’text/javascript’>
_gaq.push([ ‘_setCustomVar’,2,’adblockActive’, ‘yes’,1 ]);
googletag.cmd.push(function() {
$(".petitMalin").hide();
googletag.display(‘div-gpt-ad-XXX’);
_gaq.push([ ‘_setCustomVar’,2,’adblockActive’, ‘No’,1 ]);
});
</script>
</div>

[/code]

Le premier div est ma bannière de substitution qui est masquée si le script de DFP est exécuté. C’est pas le meilleur code du monde car ceux qui n’ont pas adblock activé peuvent voir pendant un temps très court ma bannière de substitution. Mais je n’ai pas eu de gêne pendant mes tests, même avec une connexion assez lente.

Ce système ne semble pas trop mal fonctionner, le taux de clic sur ces bannières est de 0.3%, ce qui est un peu moins qu’un taux de clic normal mais pas catastrophique non plus.

Passage à la Vitesse supérieure

Ça fait un moment que j’ai l’impression de laisser le site Forexticket continuer sur sa lancée sans réussir à améliorer sa croissance. Du coup j’ai l’impression de stagner… c’est pas bon pour la motivation. Comme souvent, et même comme toujours, j’ai mis le temps pour intégrer ce problème. Mais à force de tourner autour j’ai réussi à monter un plan pour relancer la motivation : On va mettre les moyens pour placer le site dans le top, non plus des sites forex, mais des sites financiers mondiaux… Voilà un beau challenge d’aller chercher les Yahoo Finance, money.cnn.com et autres nasdaq.com et bloomberg. Rien n’étant impossible dans le monde virtuel je pense qu’on a une chance de venir les titiller et si on a une chance alors on la saisit. Pour ça il va falloir se sortir les doigts et mettre les moyens sur la table.

Les leviers de croissance sont assez clairs à mes yeux : élargir les supports et les contenus. Les supports en construisant des applis et sites mobiles complets et ergonomiques -on y est déjà mais on va faire ça mieux. Les contenus en ouvrant de nouveaux marchés en plus du forex : CFDs, actions, indices et matières premières (sur ces marchés l’audience potentielle est très largement supérieure au forex).

Bien entendu il va falloir que l’on revoie notre organisation car travailler sur autant de données avec une audience qui devrait augmenter en parallèle va demander plus de bras. D’où notre recherche de nouvelles compétences en admin système et certainement bientôt de dev Web pour le front.

Il va aussi falloir des moyens financiers pour supporter cette croissance. Et là j’entrevois deux solutions : l’autofinancement et la fameuse levée de fonds.

L’autofinancement à l’avantage de laisser les “partners” seuls aux commandes sans aucun compte à rendre qu’à eux mêmes. Par contre les moyens, en tout cas à court terme, sont plus limités ce qui devrait se répercuter sur la croissance.

J’envisage aussi de lever des fonds, l’idéal étant d’avoir une avance de trésorerie pour tourner 4 à 5 ans tout en sachant que le site génère des revenus qui devraient augmenter d’année en année. L’avantage de la levée de fonds se verra dans la mise en place plus rapide des leviers de croissance. L’inconvénient sera la dilution de nos parts dans la société et l’arrivée d’un nouvel actionnaire. Reste à savoir quelle part voudra un investisseur pour faire une avance de trésorerie de 5 ans et combien on voudra bien céder.

On a donc mis en place nos pièces pour dérouler notre stratégie des 5 prochaines années. Cette fois je ne vise pas un doublement des chiffres mais un x10. Je sais que ça ne sera pas simple mais je sais aussi que c’est loin d’être impossible.

Promouvoir l’appli mobile dans le monde

Notre app m-converter continue de rapporter quelques euros chaque jour, on a encore augmenté le prix en passant de 2.39€ à 2.99€ et il semble que ça n’a pas eu d’impact sur le nombre de téléchargements. Nous sommes certainement resté dans le seul psychologique des 2.xx€. Si nous étions centrés sur le marché US l’impact aurait peut-être été plus important car le prix est passé de 2.99$ à 3.99$.

L’autre jour je demande à mon associée : “dis Cortex, qu’est-ce que tu veux faire cette nuit ?”, elle me répond “comme tous les autres soirs Minus, tenter de conquérir le monde”. Nous avons alors gratté le fond de nos poches pour nous payer les noms de domaines m-converter dans toutes les extensions possibles (et avec des prix raisonnables). Nous sommes maintenant à la tête d’une armée de 112 NDD couvrant la plupart des pays. Il m’aura fallu 3 jours et 2 cartes de paiement pour pouvoir finaliser cet achat. Le cout global est d’un peu plus de 5500€ qu’il va falloir qu’on se dépêche d’amortir.

Ces futurs 112 sites seront principalement dédiés à la promotion de l’app mobile mais nous ne sommes pas né de la dernière pluie, le succès ne tombera pas du ciel. Hier, pendant un trajet en train Paris Lyon, j’ai donc pris ma plus belle plume pour mettre à plat notre stratégie de développement. J’ai une mindmap qui couvre à peu près tous les principaux points sur lesquels on va devoir bosser. Ça va du SEO à la monétisation en passant par le contenu et les services associés. Sans prendre de vacances et avec des compétences avancées on devrait s’en sortir avec 1 an de boulot (sans compter le temps de dev de l’app mobile).

Noms de domaines + Hébergement + temps de travail = 70 à 100 k€

Sur ce coup nous n’avons pas l’intention de nous louper, nous réfléchissons même à la possibilité d’embaucher quelqu’un car nous avons déjà chacun des occupations comme la mise à jour de contenu sur Mataf, l’amélioration et le dev des app, le yoga, le vtt, la sieste.

Donc pour 2011 nous restons focalisés sur le mobile. Et comme tous les visionnaires nous avons des suiveurs

Etude de cas d’une App payante sur iPhone : M-Converter

Depuis le début de l’an dernier je lis tout ce que je peux et on tente de faire un maximum de tests sur le mobile. Il y a quelques semaines j’ai écrit sur la monétisation des applis mobiles, j’ai aussi abordé le référencement des app sur l’app store d’apple, j’ai aussi réfléchi sur l’intérêt de faire payer ou pas une application mobile.

La rubrique mobile de ce blog se remplie plus vite que les autres en ce moment.

Aujourd’hui je reviens sur notre appli “phare” m-converter, une app de conversion de monnaie. C’est sur cette appli qu’on teste beaucoup de choses pour essayer de voir ce qu’on peut tirer de l’app store.

J’en profite pour donner le lien pour télécharger M-Converter 🙂

Conception de l’appli

Un peu d’histoire, M-converter a fortement évolué dans le temps. La V1 était un convertisseur tout simple, un prix, deux devises et hop ça convertit, à l’usage, l’ergonomie était moyenne et il était assez difficile de l’utiliser pour une conversion rapide. Les commentaires sur l’app store étaient particulièrement négatifs et nous n’avions, à l’époque, que 2 petites étoiles (sur 5). L’analyse des critiques nous a permis de corriger beaucoup de défauts de jeunesse, la V2 est sorti avec de nombreuses options demandées par les utilisateurs, les critiques sont devenues moins virulentes et notre note a oscillé entre 3.5 et 4 étoiles. Là encore nous avons noté toutes les demandes des utilisateurs pour sortir la V2.1 qui n’a plus reçue de critique et dont la note est de 4.5 étoile. On est arrivé à l’appli “parfaite”.

Pour développer m-converter nous avons pas mal étudié la concurrence en téléchargeant un maximum d’appli et surtout en lisant les critiques des utilisateurs des app concurrentes. On a aussi beaucoup demandé à nos utilisateurs de venir noter l’appli via une bannière et un popup qui se déclenche une seule fois au bout d’une semaine d’utilisation ou de 10 ouvertures.

Nous n’avons pas laissé l’appli seule sur l’app store, nous utilisons Mataf pour la pousser. Tous les visiteurs qui se connectent au site avec un iPhone ou un iPad se voient proposer la possibilité de la télécharger. Afin de mesurer l’impact de cette méthode nous l’avons stoppé pendant quelques jours, le résultat a été une baisse immédiate de 50% des téléchargements et une forte chute dans le classement.

Tout ceci nous a permis de rester dans le top 20 des app téléchargée dans la catégorie voyage.

L’appli devient payante

Les bases techniques étant saines et stables l’appli est passée payante à 0.79€ (le plus petit prix disponible sur l’app store). La chute a été dure avec entre 90% et 95% de téléchargements en moins.

download-update

Sur le graphe ci-dessus on peut visualiser l’impact du passage au payant sur la courbe bleue.

Nous avons testé 3 prix différents en l’augmentant progressivement, toutes les 3 semaines. Le CA indiqué ci-dessous est Net pour nous (commission d’Apple déduite)

  • Gratuit => plus de 500 téléchargements par jour.
  • 0.79€ => 42 téléchargements par jour = CA de 20€/jour
  • 1.59€ => 29 téléchargements par jour = CA de 28€/jour
  • 2.39€ => 17 téléchargements par jour = CA de 25€/jour

Ces résultats sont visibles sur la courbe ci-dessous. J’ai mis à part la période de Noël durant laquelle le nombre de téléchargement s’est envolé.

telechargements-revenus

Conclusion.

Malgré l’appui non négligeable d’un site pour pousser l’appli, ce qui nous permet de rester aujourd’hui dans le top 10 des app payantes de la catégorie finance, le CA reste très faible à moins de 1000€ par mois. Mon objectif était à 100€ par jour, pour le moment je suis très déçu de nos résultats et je ne pense pas atteindre cet objectif à moyen ou court terme. Il faudrait avoir une dizaine d’appli mais on n’aurait pas les moyens de toutes les pousser correctement.

Quand je vois notre classement, je pense qu’il n’y a pas beaucoup d’appli très rentables en dehors de la catégorie reine des jeux… Surtout que la plupart des applis bien classées sont souvent poussées par des campagnes marketing. Les places sont chères.

La prochaine étape sera peut-être la pub… Le gros inconvénient c’est qu’elle enlaidie énormément l’interface… à suivre donc…

Monétisation des contenus Internet et Mobile

A force de bookmarker des études et des billets de blogs sur la monétisation je commence à en avoir de partout. Je vais en faire un bilan/résumé rapide. Je vais commencer par remercier Cédric Naux (directeur du dev numérique de Bayard Jeunesse) pour tout le contenu qu’il partage sur Twitter.

Monétiser les médias numériques

Une étude de Ernst & Young dans le cadre du Forum d’Avignon : “créer de la valeur que les consommateurs sont prêt à payer”. Dans cette étude on apprend que l’évolution de l’utilisation d’Internet aux états Unis est saturé – il ne progressera plus beaucoup- Par contre la croissance viendra des usages mobiles dans le monde, d’après cette étude on a encore 3 bonnes années de forte croissance.

La part de la pub sur Internet va passer de 15% du total des dépenses pub (affichage+radio+tv…) estimé à $362M pour monter à 20% en 2014, le marché devrait être alors de $460M. Soit une progression de 70% en 4 ans.

L’industrie des jeux a passé brillamment le passage de la monétisation sur mobile, le secteur de la presse est, par contre, décevant.

La fragmentation du contenu semble être une solution pour monétiser sur le Web. Exemple de la musique vendue à l’unité et non par album.

Le mythe du Freemium ou pourquoi le gratuit ne fait pas vendre

Un retour d’expérience très intéressant sur le modèle freemium. En gros l’auteur propose un produit en plusieurs version, une gratuite pour attirer le chaland, et une payante avec plus d’options. En résumé, moins de 1% de ceux qui prennent le produit gratuit vont finir par payer. Et si on enlève le produit gratuit pour ne proposer que la version payante on vend 10 fois plus. Ce retour d’expérience est à lire.

Sur le “Freemium Myth more data” on apprend que CrazyEgg a fait la même expérience et a doublé son chiffre d’affaire instantanément. A lire aussi : Le “Freemium myth” qui recommande de ne pas trop segmenter ses offres et de faire attention au modèle freemium…

Les 3 étapes du succès pour le freemium

Un article un peu en contradiction avec le premier dans lequel on apprend que Evernotes a un taux de transformation qui augmente avec le temps d’utilisation de la version gratuite. En gros, certains utilisateurs mettent beaucoup de temps pour passer à la version payante.

L’expérience ratée sur le modèle freemium relatée ci dessus a donc peut être un paramètre manquant : le temps. En laissant le modèle free assez longtemps il aurait peut être eu une bonne surprise au bout de quelques mois/années.

Le paywall est-il un succès ?

Il y a quelques mois Ruppert Murdoch a décidé de faire payer TOUS les lecteurs du Times. Bilan : forte chute du nombre de visiteurs, plus de visiteurs via les outils de recherche… Mais des lecteurs qui payent. Succès mitigé, il est un peu tôt pour savoir si l’audience va continuer à s’éroder ou s le nombre d’abonnement va se maintenir.

Appli gratuite avec pub ou Appli payante

Je reviens sur l’étude de FaberNovel évoquée dans le précédent billet pour mettre en avant un slide très intéressant. Ils donnent l’évolution des revenus issus de l’application de la RATP.

Les revenus issus de l’application gratuite via la pub semblent être plus importants que ceux provenant de l’application payante. De là a se dire qu’il vaut mieux se financer avec de la pub plutôt que de vendre il n’y a qu’un pas (faut pas me tenter…).

Sur cette étude on apprend aussi qu’il y a eu 350’000 download de la version lite et 105’000 de la version payante. Soit environ 50’000€ de revenus de Mars à Décembre si on compte 0.48€ par download (après la commission d’Apple).

pub_ou_app_payante

Autre point de réflexion, la RATP avec sa couverture médiatique a réussi a faire “seulement” 50’000€ de CA avec son application payante sur 3 trimestres (c’est équivalent à la charge d’un seul ingénieur débutant sur un an). Son appli reste quand même au top de sa catégorie depuis quasiment le départ… Existe-t-il aujourd’hui un réel business rentable sur les app payantes (en dehors des jeux) ? A 0.79€ le download ça restera difficile de payer le concepteur…

Soit on n’est qu’au début de ce marché et il y aura des réelles opportunités dans le futur, soit on se rendra compte que c’est une impasse.

On va continuer de creuser.

Un nouveau business modèle

En 2003 lorsque j’ai lancé ma première société le business modèle était basé sur la vente d’abonnements à des news quotidiennes sur les marchés financiers. Pas assez d’audience, un marketing médiocre et l’aventure a duré 3 mois. Ensuite Adsense est arrivé et la pub a suffi a faire tourner la seconde entreprise. Depuis le chiffre d’affaire monte doucement mais surement.

Depuis la crise de 2007 vivre uniquement de la publicité a soudain paru un poil risqué. Le Forex n’a pas connu la crise mais j’ai vu les autres souffrir et parfois fermer. Début 2009 j’ai donc lancé assez discrètement un nouveau produit – un module pour une plateforme de trading- vendu sous forme d’abonnement. C’était tellement discret qu’en milieu d’année il n’y avait quasiment plus de mise en avant de ce produit.

Évolution du nombre de clients sur 1 an

Mais le nombre de client ne s’est pas effondré, il a même légèrement progressé. C’est encourageant pour la suite, j’ai donc mis le turbo.

Mon objectif est de faire 10% de mon CA avec les abonnements d’ici la fin 2011. Le début de la diversification.

Médiapart, le modèle payant

Vu sur Neteco, Mediapart parie sur l’info payante. Avec 25 journalistes et un abonnement de 9 € par mois l’équilibre devrait être atteint avec 60’000 abonnés en 2011. Au passage, 3 ans sur Internet me semble une éternité et 60’000 abonnés un objectif très haut vu les chiffres de la presse traditionnelle.

L’équilibre est donc à 540’000 euros par mois. Les 25 journalistes ne devraient pas dépasser 100’000 euros, si on ajoute une dizaine d’administratifs et informaticiens on reste au global sous les 150’000 euros de charges salariales. Médiapart a donc besoin d’environ 400’000 euros par mois pour ses frais !

Je pense que les fondateurs de Médiapart arrivent sur le web avec une vision de presse traditionnelle et des moyens pharaoniques pour ce qu’ils veulent faire. Je ne crois pas au modèle payant et encore moins si on commence avec autant d’inertie.

Article intéressant à lire chez Rue89.