1 salarié pour 3 patrons

Ça y est, on a fait le grand pas, on a embauché notre premier salarié. Un administrateur système dont le premier travail sera de mettre en place une vraie stratégie d’hébergement un peu partout sur la planète. Au-delà du pur challenge technique de son côté et de la mise en forme d’un vrai management du notre, nous venons d’introduire, ou au moins de renforcer, la notion de frais fixe dans notre entreprise. La première étape d’un premier vrai plan de développement à la fois humain et commercial.

Je suis excité autant que Walter White lorsqu’il a découvert qu’il pouvait industrialiser son petit commerce. C’est un point de non-retour qui va nous pousser à aller de l’avant. C’est d’autant plus motivant que la période semble morose pour la majorité des entrepreneurs, que le marché du forex est en phase, que je pense temporaire, de ralentissement et que je dois me battre avec des changements d’algo pas vraiment amicaux.

J’ai fixé mes objectifs de développement mais les moyens d’y arriver vont peut-être évoluer.  Les dernières évolutions du plan de finance en France sont tellement floues et instables que je commence à penser sérieusement à développer mes nouveaux services à l’étranger, avant ce n’était juste qu’une piste qui me paraissait plus complexe qu’autre chose, aujourd’hui je préfère avoir un sol stable pour rester serein. Je garde mon activité actuelle en France, d’ailleurs elle y est toujours malgré mon déménagement en Irlande (c’est pour dire si je suis motivé), mais les activités futures se feront peut-être ailleurs.

On va quand même essayer de rester aux 35 heures histoire d’avoir un peu de temps pour s’aérer les neurones et de pouvoir vivre plusieurs vies en parallèle.

Passage à la Vitesse supérieure

Ça fait un moment que j’ai l’impression de laisser le site Forexticket continuer sur sa lancée sans réussir à améliorer sa croissance. Du coup j’ai l’impression de stagner… c’est pas bon pour la motivation. Comme souvent, et même comme toujours, j’ai mis le temps pour intégrer ce problème. Mais à force de tourner autour j’ai réussi à monter un plan pour relancer la motivation : On va mettre les moyens pour placer le site dans le top, non plus des sites forex, mais des sites financiers mondiaux… Voilà un beau challenge d’aller chercher les Yahoo Finance, money.cnn.com et autres nasdaq.com et bloomberg. Rien n’étant impossible dans le monde virtuel je pense qu’on a une chance de venir les titiller et si on a une chance alors on la saisit. Pour ça il va falloir se sortir les doigts et mettre les moyens sur la table.

Les leviers de croissance sont assez clairs à mes yeux : élargir les supports et les contenus. Les supports en construisant des applis et sites mobiles complets et ergonomiques -on y est déjà mais on va faire ça mieux. Les contenus en ouvrant de nouveaux marchés en plus du forex : CFDs, actions, indices et matières premières (sur ces marchés l’audience potentielle est très largement supérieure au forex).

Bien entendu il va falloir que l’on revoie notre organisation car travailler sur autant de données avec une audience qui devrait augmenter en parallèle va demander plus de bras. D’où notre recherche de nouvelles compétences en admin système et certainement bientôt de dev Web pour le front.

Il va aussi falloir des moyens financiers pour supporter cette croissance. Et là j’entrevois deux solutions : l’autofinancement et la fameuse levée de fonds.

L’autofinancement à l’avantage de laisser les “partners” seuls aux commandes sans aucun compte à rendre qu’à eux mêmes. Par contre les moyens, en tout cas à court terme, sont plus limités ce qui devrait se répercuter sur la croissance.

J’envisage aussi de lever des fonds, l’idéal étant d’avoir une avance de trésorerie pour tourner 4 à 5 ans tout en sachant que le site génère des revenus qui devraient augmenter d’année en année. L’avantage de la levée de fonds se verra dans la mise en place plus rapide des leviers de croissance. L’inconvénient sera la dilution de nos parts dans la société et l’arrivée d’un nouvel actionnaire. Reste à savoir quelle part voudra un investisseur pour faire une avance de trésorerie de 5 ans et combien on voudra bien céder.

On a donc mis en place nos pièces pour dérouler notre stratégie des 5 prochaines années. Cette fois je ne vise pas un doublement des chiffres mais un x10. Je sais que ça ne sera pas simple mais je sais aussi que c’est loin d’être impossible.

Bilan d’étape

Dans 2 semaines on va fêter la fin notre première année en Irlande. L’expérience devait durer un an voire 2 mais il semble très probable que le séjour s’allonge un peu. On ne peut pas dire que je rencontre beaucoup de monde, ma faculté à engager une conversation doublée d’une langue que je ne maitrise pas vraiment n’aide pas a discuter avec les entrepreneurs locaux. Une année de plus au pays de la Guinness ne fera pas de mal ! Côté boulot, on loue un bureau dans un espace de coworking, ça aide un peu à croiser des Irlandais… En fait pas vraiment, on y croise surtout des Allemands, Néerlandais… Petit détail, Internet est un peu plus lent à Dublin qu’au fin fond de la campagne Iséroise, c’est parfois réellement handicapant pour les gros uploads qui peuvent prendre plusieurs jours.

Sur Internet je continue de bosser tranquillement sur mon site de forex. Il n’y a pas eu de gros changements depuis mon changement de NDD l’année dernière. Ce changement avait largement plombé mon audience en la divisant quasiment par deux en quelques jours. L’été est souvent meurtrier, l’année précédente une erreur technique avait eu le même effet sur l’audience, du coup cette année je n’ai rien touché depuis quelques semaines pour passer un été tranquille.

Suite au changement de nom de domaine la remontée a été lente, il a fallu plus de 6 mois pour retrouver un nombre de visiteurs normal mais la hausse ne s’est pas arrêtée et continue son petit bonhomme de chemin, lentement mais sûrement. L’effet est visible sur le classement JDN/Résonéo/Matriceo de visibilité des sites financiers sur Google, Forexticket est à la quatrième place, devant Boursorama, ce qui, au passage, me fait douter de la pertinence des requêtes observées par cette étude. Mais ne boudons pas notre plaisir. Bravo au passage à Trader-finance (le petit frère de trader-forex). Cerise sur le gâteau, le réseau des sites Forexticket a aussi pris la deuxième place du classement -mondial cette fois- des sites forex du rapport Q2 2012 de Forex Magnates (rapport qui devrait sortir d’ici quelques jours).

L’année prochaine on va passer plus de temps sur l’accès mobile à nos contenus, une mise à jour majeure de notre app forex iPhone/iPad est dans le tuyau, je me demande encore si une app Android est bien nécessaire, et le site mobile devrait faire peau neuve, d’ailleurs il se pourrait qu’on embauche notre premier salarié (sur Nantes) d’ici la fin de l’année : probablement un spécialiste HTML5/CSS3/Javascript avec des bonnes notions de PHP/MySQL.

Je ne devrais peut être pas le dire mais depuis que je suis moins actif sur les réseaux sociaux (en dehors de la publication de photos) et sur ce blog, je suis plus productif, j’ai le temps de faire plein d’autre chose (plus intéressante que lire un fil twitter), j’ai un meilleur teint et l’audience de mon site a repris le chemin de la hausse… Je dis ça, je dis rien !

Bilan d’une appli mobile sur l’appstore d’Apple

L’application iphone/ipad GeoFrance+ développée par Flo a été sélectionnée par Apple parmi les 5 meilleurs applis de la catégorie enseignement pour 2011. Et si on classe par popularité on arrive en premier… Notez que l’excellente appli MosaLingua est dans le classement, je l’utilise quasiment tous les jours pour améliorer mon anglais, c’est d’ailleurs l’appli que j’utilise le plus.

Cette application (gratuite, financée par la pub) a déjà été sélectionnée par Apple dans sa version iPad comme appli de la semaine.

Au départ l’appli GeoFrance a été développée pour le fun plus que pour le business. Son succès a été rapide et elle s’est retrouvée souvent très bien classée (on est même resté une semaine en 1ère position toutes catégories confondues sur l’app store de l’iPad). Dans un soucis de rationaliser nos appli on a sorti une nouvelle mouture en séparant les versions iPad et iPhone -voir la raison plus loin ci dessous.

A ce jour GeoFrance a enregistré plus de 300’000 téléchargements. Ce qui semble une performance honorable pour une appli qui cible uniquement le marché français. L’appli est bien utilisée avec 1500 à 2000 visiteurs uniques par jour sur la version iPhone, à comparer aux 500/700 téléchargements.

En ce qui concerne les revenus, la publicité c’est pas encore ça. GeoFrance nous donne un revenu régulier mais qui devrait rester sous les 10’000€/an. Le futur de cette application passera peut-être par une version payante.

On sépare les versions iPhone et iPad pour une plus grande facilité de gestion. Tout d’abord les stats sont plus simples à gérer, on connait exactement le nombre d’utilisateurs iPad et iPhone. Mais la principale raison est de pouvoir fixer un prix différent sur une version iPad et iPhone des applis payantes… Et c’est vraiment un avantage. Notre appli de convertisseur de monnaie se retrouve donc en 4 exemplaires sur l’app store iPhone/iPad x Free/Payant.

Changer un nom de domaine

Une fois n’est pas coutume, je vais expliquer longtemps à l’avance ce que je compte faire pour améliorer mon positionnement sur le forex. J’ai besoin de poser par écrit ma « stratégie » et j’ai aussi besoin de feedback pour savoir si je ne fais pas de trop grosses conneries.

Mon site forex (Mataf.net) est relativement bien positionné au niveau de l’audience (voir le suivi concurrentiel que je publie régulièrement). Son taux de croissance est conforme au taux de croissance du secteur, je suis donc bien dans le marché. Ma principale source de trafic vient de France (34% depuis le début de l’année selon Xiti), les pays suivants sont l’Espagne et les USA à 4.6% chacun. On peut donc dire que l’audience est, au moins pour les 2/3 hors de France, assez bien répartie sur le globe.

J’ai quand même un problème : je n’arrive pas à diminuer ma part d’audience française. Quoique je fasse (multiplication des langues, IP anglaise) je reste avec  mes 35%. Historiquement Mataf.net est un site français qui a ajouté progressivement de nouvelles langues, ma difficulté pour augmenter les nombre de visiteurs à l’étranger vient peut-être de là.

En dehors de ce problème d’audience j’ai un problème de nom de domaine. Lorsque j’ai lancé le site j’ai opté pour un .net car le .com était pris. Parfois des visiteurs tapent intuitivement dans la barre d’adresse le nom du site avec un .com, et le pire c’est que ça m’est déjà arrivé ! J’ai bien tenté d’acheter le .com, mais le propriétaire a refusé mon offre de 15’000$. Celui qui possède le .fr est aussi un peu gourmand.

Ça fait longtemps que je tourne autour et j’ai franchi le pas : je vais « tuer » mataf.net et le transférer sur un nouveau nom. J’ai donc acheté un ndd sympa avec une centaine de suffixes pour couvrir tous les principaux pays et je travaille actuellement sur une version géolocalisée de mon site. Je donnerai le nouveau nom quand j’aurai verrouillé tous mes achats, ça représente encore 5k€ de dépense annuelle.

Je vais transférer progressivement chaque langue de mataf.net sur nouveau nom de domaine géolocalisé, en commençant par celles qui apportent le moins d’audience. Je vais monitorer l’audience pour essayer de mesurer la perte (ou le gain) de visiteurs. Je terminerai par la bascule des langues principales : anglais, espagnol et français. La transition sera très douce et devrait s’étaler sur plusieurs mois/trimestres.

Le risque est grand de perdre la popularité de Mataf auprès des moteurs de recherche à court terme et de diluer un site sur plusieurs dizaines. Mais à plus long terme je crois que ce sera bénéfique. Bien entendu je vais travailler en respectant quelques règles SEO : redirection 301, déclaration dans GWT…

Alors bonne ou mauvaise stratégie ? Voyez-vous des points que j’ai oubliés ? Des idées pour minimiser les risques ?

Monnaie.com

Je viens d’acquérir mon premier nom de domaine via SEDO : Monnaie.com (trop classe, je suis super heureux). Cet achat ne s’est pas fait au hasard, il entre dans notre stratégie de couvrir tous les domaines tournant autour des devises.

  • le forex
  • la conversion (site temporaire de test qui sera bientôt remplacé par un plus gros projet)
  • et maintenant la monnaie

Le but de ce nouveau site est de parler des monnaies en circulation, des monnaies anciennes et de la numismatique. J’ai un vrai projet de développement dans ce secteur (mobile + web). Si je devais donner un point fort à ce projet c’est qu’il complète parfaitement notre portefeuille de sites, on reste dans notre domaine. Le point faible est le renoncement à un développement multilingue, ça représente un budget et un travail trop important. Je le regrette un peu mais il faut faire des choix.

Pour le moment je n’ai mis que quelques pages pour débuter son référencement sur les moteurs de recherche, le site va se remplir doucement.Le business modèle est basé sur la pub qui fera son apparition quand l’audience sera un peu montée et j’ai dans l’idée de faire des partenariats avec des boutiques physiques de numismates (peut-être).

Et si vous voulez faire un lien ou un billet sur monnaie.com je serais heureux de vous donner plus d’info !

La prochaine étape sera d’acheter les droits de Money, Money, Money d’Abba

Compte rendu du Mobile World Congress 2011

mwc2011

J’étais, comme l’an dernier, au Mobile World Congress à Barcelone en tant que visiteur. Mon objectif dans ce genre de salon est d’essayer de mesurer la tendance du marché du côté des OS mobiles et des applications (développement, monétisation, marketing).

Cette année il y avait une très forte présence d’Android sur le salon. L’iPhone paraissait complètement absent et on parlait de WP7 car il faut en parler… mais sans conviction. J’ai d’ailleurs pu tester pour la première fois et très rapidement un téléphone sous WP7 et j’ai été très déçu. Contrairement aux autres OS je n’ai pas vraiment saisi la logique de l’interface. Si j’étais à la recherche d’un Smartphone je n’achèterais certainement pas une machine sous WP7. Je ne suis certainement pas la madame Michu du Smartphone mais, à ce jour, je ne vois pas Microsoft se faire une grosse place sur le marché. On va donc laisser le temps au temps avant de se pencher sur cet OS.

Dans la course aux parts de marchés Android semble passer devant Apple, en tout cas dans les études publiées un peu de partout. En pratique, en nombre de visites sur Mataf.net ou en nombre de téléchargements d’app, Apple garde encore le leadership mais la palme de la croissance revient à Android. Les deux plateformes semblent incontournables.

Du côté du développement on trouve de plus en plus d’outils permettant de produire des applications sur plusieurs plateformes à la fois. Ce serait une très bonne nouvelle si iOS n’était pas à chaque fois l’exception. Certes il semble qu’il y ait des progrès mais ce n’est qu’une solution “roue de secours”. Vu le nombre de sociétés sur le secteur du dev multi plateforme on devrait voir pas mal de progrès dans la prochaine année… Souhaitons-le, ce serait un vrai pas en avant.

Pour la monétisation j’avoue que j’ai été très déçu, autant l’an dernier il y avait de nombreux stands de régies, autant cette année c’était assez désertique… Concentration du secteur ? La pub mobile ce n’est pas si performant que ça ? Actuellement la pub sur mobile semble performante pour vendre des applications mobiles mais elle ne serait pas du tout performante pour obtenir des leads (remplir un formulaire, s’inscrire à une newsletter…). Il faut aussi savoir que les jeux se taillent la part du lion, donc si vous développez sur mobile ne soyez pas aveuglés par les milliards de $ de chiffres que le business du mobile pourrait faire dans les prochaines années… A moins de développer des jeux bien entendu.

Mon impression est que le mobile est un marché encore très jeune. Du côté des applications on parle beaucoup des sociétés qui font des millions sans parler de leur cout de fonctionnement. On parle peu de la difficulté de monétiser ou de faire son trou dans des appstores qui offrent peu de visibilité au fond de catalogue. Pour le moment une société comme la nôtre doit chercher à faire de l’audience et tester le plus de système de monétisation possible pour être prêt lorsque le marché commencera à être mature.

Et pour finir, dans ce genre de salon on reçoit tout un tas de gadget. Mention spéciale à OtterBox qui nous a donné une coque antichoc pour un iPhone4 et un Nexus One. Avec cette protection on peut faire un peu moins attention lorsqu’on prête notre téléphone aux enfants… En plus OtterBox est une société Irlandaise, donc un futur voisin…

Promouvoir l’appli mobile dans le monde

Notre app m-converter continue de rapporter quelques euros chaque jour, on a encore augmenté le prix en passant de 2.39€ à 2.99€ et il semble que ça n’a pas eu d’impact sur le nombre de téléchargements. Nous sommes certainement resté dans le seul psychologique des 2.xx€. Si nous étions centrés sur le marché US l’impact aurait peut-être été plus important car le prix est passé de 2.99$ à 3.99$.

L’autre jour je demande à mon associée : “dis Cortex, qu’est-ce que tu veux faire cette nuit ?”, elle me répond “comme tous les autres soirs Minus, tenter de conquérir le monde”. Nous avons alors gratté le fond de nos poches pour nous payer les noms de domaines m-converter dans toutes les extensions possibles (et avec des prix raisonnables). Nous sommes maintenant à la tête d’une armée de 112 NDD couvrant la plupart des pays. Il m’aura fallu 3 jours et 2 cartes de paiement pour pouvoir finaliser cet achat. Le cout global est d’un peu plus de 5500€ qu’il va falloir qu’on se dépêche d’amortir.

Ces futurs 112 sites seront principalement dédiés à la promotion de l’app mobile mais nous ne sommes pas né de la dernière pluie, le succès ne tombera pas du ciel. Hier, pendant un trajet en train Paris Lyon, j’ai donc pris ma plus belle plume pour mettre à plat notre stratégie de développement. J’ai une mindmap qui couvre à peu près tous les principaux points sur lesquels on va devoir bosser. Ça va du SEO à la monétisation en passant par le contenu et les services associés. Sans prendre de vacances et avec des compétences avancées on devrait s’en sortir avec 1 an de boulot (sans compter le temps de dev de l’app mobile).

Noms de domaines + Hébergement + temps de travail = 70 à 100 k€

Sur ce coup nous n’avons pas l’intention de nous louper, nous réfléchissons même à la possibilité d’embaucher quelqu’un car nous avons déjà chacun des occupations comme la mise à jour de contenu sur Mataf, l’amélioration et le dev des app, le yoga, le vtt, la sieste.

Donc pour 2011 nous restons focalisés sur le mobile. Et comme tous les visionnaires nous avons des suiveurs

Lancement du site forex pour mobile…

Ça y est, après des mois à tourner autour, à mettre en favori toutes les pages qui abordent le côté techniques, j’ai franchi le pas cette semaine et j’ai construit le site mobile de Mataf. Mon premier site mobile.

D’un point de vue technique il tourne avec jQuery mobile V1.0 Alpha 2 (même pas peur), dont j’ai du corriger un petit bug qui me gênait un peu. C’est un excellent outil malgré sa jeunesse qui laisse présager que du bon dans les années qui viennent.

D’un point de vue fonctionnel le site mobile reprend une très grande partie du site “normal”. Pour le moment il n’est qu’en anglais mais a vocation a être en 51 langues.

D’un point de vue marketing lorsque le visiteur arrive sur le site avec un smartphone sous Android ou iPhone il a une fenêtre popup qui lui demande s’il veut télécharger l’app depuis l’appstore et s’il ne veut pas il est dirigé vers le site mobile. Il peut bien sûr revenir sur le site standard via un lien en pied de page. La popup ne me plait pas trop, je pense qu’elle va disparaitre rapidement, il faut juste que je trouve une solution plus élégante pour promouvoir nos apps.

D’un point de vue ergonomique, jQuery mobile a maché le travail, l’interface est très proche de ce que l’on trouve dans les applis iPhone.

D’un point de vue référencement le site mobile n’a pas vocation pour le moment à être référencé. J’ai donc défini pour chaque page une url canonique avec l’attribut rel=”canonical”.

D’un point de vue concurrentiel les sites concurrents que j’ai trouvé proposent beaucoup moins de fonctionnalités. Je me pose donc en site de référence (en toute modestie…) jusqu’à ce qu’un autre produisent un meilleur site.

D’un point de vue financement il n’y a pour le moment aucune pub mais ça ne saurait tarder. Je vais tester Adsense et bien sûr garder de la place pour mon annonceur adoré.

Et pour visiter le site mobile c’est  http://www.mataf.net/m/

Objectif : dépasser 10% d’audience sur le site mobile en 2011.

Monétisation des contenus Internet et Mobile

A force de bookmarker des études et des billets de blogs sur la monétisation je commence à en avoir de partout. Je vais en faire un bilan/résumé rapide. Je vais commencer par remercier Cédric Naux (directeur du dev numérique de Bayard Jeunesse) pour tout le contenu qu’il partage sur Twitter.

Monétiser les médias numériques

Une étude de Ernst & Young dans le cadre du Forum d’Avignon : “créer de la valeur que les consommateurs sont prêt à payer”. Dans cette étude on apprend que l’évolution de l’utilisation d’Internet aux états Unis est saturé – il ne progressera plus beaucoup- Par contre la croissance viendra des usages mobiles dans le monde, d’après cette étude on a encore 3 bonnes années de forte croissance.

La part de la pub sur Internet va passer de 15% du total des dépenses pub (affichage+radio+tv…) estimé à $362M pour monter à 20% en 2014, le marché devrait être alors de $460M. Soit une progression de 70% en 4 ans.

L’industrie des jeux a passé brillamment le passage de la monétisation sur mobile, le secteur de la presse est, par contre, décevant.

La fragmentation du contenu semble être une solution pour monétiser sur le Web. Exemple de la musique vendue à l’unité et non par album.

Le mythe du Freemium ou pourquoi le gratuit ne fait pas vendre

Un retour d’expérience très intéressant sur le modèle freemium. En gros l’auteur propose un produit en plusieurs version, une gratuite pour attirer le chaland, et une payante avec plus d’options. En résumé, moins de 1% de ceux qui prennent le produit gratuit vont finir par payer. Et si on enlève le produit gratuit pour ne proposer que la version payante on vend 10 fois plus. Ce retour d’expérience est à lire.

Sur le “Freemium Myth more data” on apprend que CrazyEgg a fait la même expérience et a doublé son chiffre d’affaire instantanément. A lire aussi : Le “Freemium myth” qui recommande de ne pas trop segmenter ses offres et de faire attention au modèle freemium…

Les 3 étapes du succès pour le freemium

Un article un peu en contradiction avec le premier dans lequel on apprend que Evernotes a un taux de transformation qui augmente avec le temps d’utilisation de la version gratuite. En gros, certains utilisateurs mettent beaucoup de temps pour passer à la version payante.

L’expérience ratée sur le modèle freemium relatée ci dessus a donc peut être un paramètre manquant : le temps. En laissant le modèle free assez longtemps il aurait peut être eu une bonne surprise au bout de quelques mois/années.

Le paywall est-il un succès ?

Il y a quelques mois Ruppert Murdoch a décidé de faire payer TOUS les lecteurs du Times. Bilan : forte chute du nombre de visiteurs, plus de visiteurs via les outils de recherche… Mais des lecteurs qui payent. Succès mitigé, il est un peu tôt pour savoir si l’audience va continuer à s’éroder ou s le nombre d’abonnement va se maintenir.