Le forex c’est …

  • 4 trillons de $ échangés chaque jour = 4’000’000’000’000$ en croissance de 20% sur 3 ans
  • Les investisseurs particuliers représentaient 10 milliards en 2001 et 165 milliards en 2009 = un peu plus de +40% par an (Mataf s’est lancé sur le forex en 2003)
  • Un marché non centralisé qui ressemble parfois au farwest avec des bons, des brutes et des truands.
  • Des brokers qui commencent à être introduit en bourse principalement à New York et Londres.

Mon seul et unique client est un des premiers à ouvrir son capital sur le NYSE (Aujourd’hui ou demain). Il devrait lever $210 millions pour une valo globale d’$1 milliard (10 fois l’ebitda il me semble), cette valo est jugée raisonnable. Pour l’anecdote, de ces $210M, $50M serviront pour des acquisitions et le reste servira à racheter des parts des actuels actionnaires, dont des managers.

Ces introductions en bourse vont un peu plus braquer les projecteurs sur ce secteur, et ça… c’est bien.

Forex, une petite niche sur Internet

For my english friends : Google translation works for me 🙂

Je viens d’être contacté par un fonds d’investissement qui cherche à rentrer sur le forex. Ils gèrent 11 milliards de $, ont des participations dans des boites assez prestigieuses et quand on regarde l’organigramme il n’y a que des directeurs, des présidents et des associés. Bref, une boite à l’ambiance feutrée.

Même si la langue anglaise n’est pas mon amie, recevoir un coup de fil d’un vice-président-directeur-associé c’est très bon pour mon égo.

Je l’ai senti tâter le terrain, me flatter en parlant de leadership. Cependant j’ai assez rapidement jeté un froid en disant que je travaillais sur un site familial que ma valeur ajoutée étaient la stratégie, le trading et un peu de gestion de communauté mais que gérer une équipe c’était pour moi hors de question.

Là bien sûr, on est tombé d’accord sur le fait qu’il fallait que je trouve une personne pour monter une équipe et la gérer afin de développer l’entreprise. Ensuite on pourra discuter investissement.

Cette discussion tombe dans un contexte “mouvementé” pour les portails forex.

Mon pire concurrent, leader incontesté, et quasi confident non avare de conseil a posté un billet expliquant que 3 sites sur le forex étaient en vente. Un des 3 sites a une audience de 38’000 visiteurs uniques et 140’000 pages vues par mois. D’une autre source le prix serait de 1million d’euro edit: c’est pas du tout ça… Qui ne tente rien n’a rien.

Une explication serait que le marché du forex commence à ressentir les effets de la crise, par conséquent certains acteurs cherchent à sortir maintenant pour faire le maximum de profit. De plus il y a eu des grosses levées de fonds du côté des éditeurs de software pour le trading et des investisseurs commencent à s’intéresser aux sites de contenu, alors certains éditeurs pensent que la période est bonne pour sortir.

Michael Greenberg, un autre business blogger sur le forex, évoque une bulle sur le secteur des devises. Il devient très difficile de devenir broker et ceux qui sont en place ne veulent pas vendre ou à des prix astronomiques. Reste les portails qui, selon lui, ne dépassent pas 1 – 1.5million de $ de revenus annuel (je pense que les meilleurs sont un peu plus haut). Ce qui est très insuffisant pour un investisseur.

Yohay de forexcrunch termine la discussion en affirmant que l’intérêt du forex croît en même temps que la peur face à la crise.

Pour ma part je pense que de nouveaux portails vont voir le jour attiré par les profits. Cependant le marché est vraiment minuscule, même au niveau mondial. Donc, à moins de révolutionner le secteur, je ne vois pas trop comment les investisseurs retrouveront leurs billes.

Je l’ai déjà évoqué, et je l’imagine comme une porte de sortie pour moi, un des moyens les plus propres serait de se faire racheter par un broker pour devenir un relai de croissance. Un peu à l’image du rachat de Boursorama par Fimatex. C’est un des moyens les plus intelligents pour prendre des parts de marché et éduquer ses clients. D’ailleurs les plus gros brokers forex s’appuient sur des sites de contenu leur appartenant.

En attendant on va rester sur une structure légère et tant pis pour les investisseurs…