Lancement du site forex pour mobile…

Ça y est, après des mois à tourner autour, à mettre en favori toutes les pages qui abordent le côté techniques, j’ai franchi le pas cette semaine et j’ai construit le site mobile de Mataf. Mon premier site mobile.

D’un point de vue technique il tourne avec jQuery mobile V1.0 Alpha 2 (même pas peur), dont j’ai du corriger un petit bug qui me gênait un peu. C’est un excellent outil malgré sa jeunesse qui laisse présager que du bon dans les années qui viennent.

D’un point de vue fonctionnel le site mobile reprend une très grande partie du site “normal”. Pour le moment il n’est qu’en anglais mais a vocation a être en 51 langues.

D’un point de vue marketing lorsque le visiteur arrive sur le site avec un smartphone sous Android ou iPhone il a une fenêtre popup qui lui demande s’il veut télécharger l’app depuis l’appstore et s’il ne veut pas il est dirigé vers le site mobile. Il peut bien sûr revenir sur le site standard via un lien en pied de page. La popup ne me plait pas trop, je pense qu’elle va disparaitre rapidement, il faut juste que je trouve une solution plus élégante pour promouvoir nos apps.

D’un point de vue ergonomique, jQuery mobile a maché le travail, l’interface est très proche de ce que l’on trouve dans les applis iPhone.

D’un point de vue référencement le site mobile n’a pas vocation pour le moment à être référencé. J’ai donc défini pour chaque page une url canonique avec l’attribut rel=”canonical”.

D’un point de vue concurrentiel les sites concurrents que j’ai trouvé proposent beaucoup moins de fonctionnalités. Je me pose donc en site de référence (en toute modestie…) jusqu’à ce qu’un autre produisent un meilleur site.

D’un point de vue financement il n’y a pour le moment aucune pub mais ça ne saurait tarder. Je vais tester Adsense et bien sûr garder de la place pour mon annonceur adoré.

Et pour visiter le site mobile c’est  http://www.mataf.net/m/

Objectif : dépasser 10% d’audience sur le site mobile en 2011.

Monétisation des contenus Internet et Mobile

A force de bookmarker des études et des billets de blogs sur la monétisation je commence à en avoir de partout. Je vais en faire un bilan/résumé rapide. Je vais commencer par remercier Cédric Naux (directeur du dev numérique de Bayard Jeunesse) pour tout le contenu qu’il partage sur Twitter.

Monétiser les médias numériques

Une étude de Ernst & Young dans le cadre du Forum d’Avignon : “créer de la valeur que les consommateurs sont prêt à payer”. Dans cette étude on apprend que l’évolution de l’utilisation d’Internet aux états Unis est saturé – il ne progressera plus beaucoup- Par contre la croissance viendra des usages mobiles dans le monde, d’après cette étude on a encore 3 bonnes années de forte croissance.

La part de la pub sur Internet va passer de 15% du total des dépenses pub (affichage+radio+tv…) estimé à $362M pour monter à 20% en 2014, le marché devrait être alors de $460M. Soit une progression de 70% en 4 ans.

L’industrie des jeux a passé brillamment le passage de la monétisation sur mobile, le secteur de la presse est, par contre, décevant.

La fragmentation du contenu semble être une solution pour monétiser sur le Web. Exemple de la musique vendue à l’unité et non par album.

Le mythe du Freemium ou pourquoi le gratuit ne fait pas vendre

Un retour d’expérience très intéressant sur le modèle freemium. En gros l’auteur propose un produit en plusieurs version, une gratuite pour attirer le chaland, et une payante avec plus d’options. En résumé, moins de 1% de ceux qui prennent le produit gratuit vont finir par payer. Et si on enlève le produit gratuit pour ne proposer que la version payante on vend 10 fois plus. Ce retour d’expérience est à lire.

Sur le “Freemium Myth more data” on apprend que CrazyEgg a fait la même expérience et a doublé son chiffre d’affaire instantanément. A lire aussi : Le “Freemium myth” qui recommande de ne pas trop segmenter ses offres et de faire attention au modèle freemium…

Les 3 étapes du succès pour le freemium

Un article un peu en contradiction avec le premier dans lequel on apprend que Evernotes a un taux de transformation qui augmente avec le temps d’utilisation de la version gratuite. En gros, certains utilisateurs mettent beaucoup de temps pour passer à la version payante.

L’expérience ratée sur le modèle freemium relatée ci dessus a donc peut être un paramètre manquant : le temps. En laissant le modèle free assez longtemps il aurait peut être eu une bonne surprise au bout de quelques mois/années.

Le paywall est-il un succès ?

Il y a quelques mois Ruppert Murdoch a décidé de faire payer TOUS les lecteurs du Times. Bilan : forte chute du nombre de visiteurs, plus de visiteurs via les outils de recherche… Mais des lecteurs qui payent. Succès mitigé, il est un peu tôt pour savoir si l’audience va continuer à s’éroder ou s le nombre d’abonnement va se maintenir.

Evolution du nombre de smartphones en France

Une compilation de chiffres sur l’évolution du nombre de smartphones en France

Evolution du marché des smartphones

  • 2007: 3% (0.7 million d’unités)
  • 2008: 8% (1.8 million d’unités) +137%
  • 2009: 15% (3.6 millions d’unités) +100%
  • 2010: 25% (8.4 millions d’unités – estimation) +133%

D’ici un an ou deux les smartphones devraient représenter plus de la moitié du marché. Ce qui représente une hausse potentielle importante du nombre d’internautes mobiles à très court terme.

Comparaison avec nos voisins (Allemagne, Royaume-Uni, Italie et Espagne)

smartphone

Sources

Appli gratuite avec pub ou Appli payante

Je reviens sur l’étude de FaberNovel évoquée dans le précédent billet pour mettre en avant un slide très intéressant. Ils donnent l’évolution des revenus issus de l’application de la RATP.

Les revenus issus de l’application gratuite via la pub semblent être plus importants que ceux provenant de l’application payante. De là a se dire qu’il vaut mieux se financer avec de la pub plutôt que de vendre il n’y a qu’un pas (faut pas me tenter…).

Sur cette étude on apprend aussi qu’il y a eu 350’000 download de la version lite et 105’000 de la version payante. Soit environ 50’000€ de revenus de Mars à Décembre si on compte 0.48€ par download (après la commission d’Apple).

pub_ou_app_payante

Autre point de réflexion, la RATP avec sa couverture médiatique a réussi a faire “seulement” 50’000€ de CA avec son application payante sur 3 trimestres (c’est équivalent à la charge d’un seul ingénieur débutant sur un an). Son appli reste quand même au top de sa catégorie depuis quasiment le départ… Existe-t-il aujourd’hui un réel business rentable sur les app payantes (en dehors des jeux) ? A 0.79€ le download ça restera difficile de payer le concepteur…

Soit on n’est qu’au début de ce marché et il y aura des réelles opportunités dans le futur, soit on se rendra compte que c’est une impasse.

On va continuer de creuser.

Référencer une appli sur l’app Store d’Apple

Ça doit paraitre clair maintenant, une grosse partie de mes préoccupations sont tournées vers le mobile. Ce sera un domaine d’expérimentation pour les quelques années qui viennent avant de passer à une réelle vitesse de croisière lorsqu’on maitrisera bien le concept. Un peu comme le SEO il y a quelques années.

Sur le mobile comme dans le Web les deux principaux piliers de la réussite sont la visibilité et la monétisation.

Dans le Web “standard” mes moteurs sont les moteurs de recherche et la publicité. Ce sont les moyens les plus abordables pour une entreprise modeste n’ayant pas de budget communication. Il en existe bien d’autres mais on ne peut pas être bon partout et il est dangereux de trop se disperser (relisez le lièvre et la tortue)

Le web mobile me semble beaucoup plus compliqué a développer sans budget marketing. En dehors de quelques rares applis sorties d’un garage la plupart sont produites par des agences pour des sociétés de taille non négligeables.

Les utilisateurs passent par divers canaux pour trouver les applis (iPhone/iPad) :

  • le top 25 de l’app Store catégorisé en gratuites, payantes et rentables. Dans mon cas je pense que je peux mettre une croix dessus, cette section est trustée par des jeux ou des applis bénéficiant d’une couverture marketing et médiatique importante. Mon seul espoir, et un de mes objectifs, est de passer dans le top 50 (ou mieux 25) des apps rentables… Ça me semble quand même un objectif TRÈS ambitieux.
  • La sélection d’Apple. Seule une poignée d’applis passent par là. j’attends d’être touché par le doigt de dieu pour être sélectionné sans vraiment y croire.
  • Le classement par catégorie. Là ça semble jouable, d’une part car on a réussi a rester dans le top 15 des apps voyages gratuites et depuis hier on a touché le top 5 des apps payantes. Peut être qu’un petit peu d’imagination nous permettra de trouver l’idée qui nous propulsera en tête de la catégorie.
  • Le champs de recherche. On se rapproche du SEO…

De diverses sources le classement des apps dans les catégories serait dépendent du nombre de téléchargement sur les 4 derniers jours, du nombre de commentaires et peut être d’autres critères (nombre d’étoiles ?). De ma propre expérience je n’ai pas vraiment pu expérimenter les critères autres que le nombre de téléchargements.

  • Une baisse des téléchargements nous enfonce dans le classement.
  • Qu’on ai eu 2 ou 4 étoiles ne semble n’avoir rien modifié
  • 10 commentaires par jour ou presque aucun ne semble pas avoir modifié le classement

Il faut donc trouver le moyen de booster le nombre de téléchargements pour se retrouver en haut d’une catégorie pour alimenter un cercle vertueux.

Pour bien sortir sur les résultats des recherches il faut principalement un nom d’appli explicite. Par exemple notre convertisseur de devises sort mal sur cette requête car il a été nommé M-converter. Ce point sera corrigé dans une prochaine version, j’espère pouvoir en mesurer l’impact.

Mes débuts dans l’ASO (App Store Optimization).

Ma lecture du jour (certains articles datent un peu) :

La plupart de ces articles sont basés sur une étude de FaberNovel qui date de janvier 2010

Monétisation des applis mobiles

Cela fait maintenant de nombreux mois qu’on (principalement Flo) travaille sur des applis mobiles sur Android et iPhone. Actuellement notre appli la plus téléchargée et un convertisseur de devises.

Cette application est gratuite et nous allons la passer payante aujourd’hui (il vous reste le temps qu’on boive tranquillement le café pour la télécharger gratuitement). Nous avons attendu d’avoir une appli qui réponde le plus possible aux attentes, nous avons donc suivi les conseils et recommandations des utilisateurs depuis 3 mois. Aujourd’hui, je pense que nous avons une appli parfaite pour le marché qu’elle cible, en tout cas les retours sont très positifs. La période de mise au point étant terminée nous arrêtons la gratuité.

Nous pensons faire un test sur 3 mois pour mesurer l’impact du prix sur les téléchargements. A la fin des 3 mois de tests on devrait en savoir un peu plus sur le potentiel de revenu sur les app mobiles. Aujourd’hui j’estime que le mobile pourrait surpasser les revenus web d’ici 3 à 5 ans pour nous… Rendez vous dans 3 mois pour voir si j’ai changé d’avis.

Les chiffres du Web mobiles en mai 2010

  • Nokia leader en Asie, Afrique et Europe de l’Est
  • Apple leader en Amérique du Nord, Océanie et Europe de l’Ouest
  • 24% du trafic mesuré par AdMob aux USA provient d’une connection wifi
  • Apple est le leader mondial. Sur les 44 millions de machines sur iOs 57% sont hors des US
  • La croissance de Android est de 29% par mois depuis 1 an.
  • 92% du trafic par Android provient de 14 machines contre 1 seule il y a 1 an.
  • Les utilisateurs de iOs et Android passent 79 minutes/jour sur les app (ça me parrait beaucoup) et téléchargent en moyenne 9 apps par mois
  • En moyenne les utilisateurs d’iPhone ont dépensé $8.18 en app, les utilisateurs sur Android $8.36

Stats mesurées par AdMob qui est présent sur 23’000 sites et applications. (A ce jour il y a 300’000 applications : 225’000 sur iOs et 75’000 sur Android. source)

Android connait une forte croissance mais sur les marchés occidentaux l’iPhone reste, et de loin, le leader.

Rapport complet sur le site d’Admob

Ecrire des App pour Android ou iPhone

iphone or android
iphone or android

Android a ma préférence mais c’est le marché qui décide. On m’avait prévenu que l’iPhone était plus intéressant pour développer un business, cette fois j’ai la preuve sous les yeux. Du coup je pense troquer mon Nexus One contre un iPhone4 et pourquoi pas acheter un iPad… Il faut que je me remette à utiliser les outils du grand public.

Le département Mobile de Dauran Corp a accusé le coup.

PS: les plus attentifs auront remarqué qu’il n’y a pas d’échelle sur le graphe. La courbe est censée faire fantasmer, si j’ajoute l’échelle personne ne me prendra au sérieux 😉

PPS: bientôt la V1 ptitcoin dans les bacs ?