Réseaux sociaux, monétisation et Web3

J’ai lu pas mal de billets sur le Web3. Si on fait le tri et qu’on enlève tout ce qui se rapproche du people j’en tire trois informations :

  • Il y a un doute sur l’avenir des réseaux sociaux.
  • Pas mal de société ont du mal à trouver un business modèle viable.
  • Il faut penser global.

Sur les réseaux sociaux (type facebook ou autre) je reste dans l’idée que ce n’est ni plus ni moins qu’une évolution des forums avec un peu plus d’options. Avec un peu de recul je pense que les blogs sont aussi une évolution des forums dans lesquels seule une personne lance les sujets, contrairement aux forums ou tout le monde peut le faire. L’avantage du forum c’est que les participants ne sont pas liés, ils peuvent passer d’un forum à l’autre sans avoir le sentiment de laisser tomber une communauté (sauf cas exceptionnel). L’inconvénient du forum c’est que les meilleurs participants sont souvent fondus dans la masse. Le contraire des blogs.

Avec les réseaux sociaux on revient un mode de fonctionnement identique aux forums. Dans quelques années il est probable que les sites de type Facebook tournent avec des millions de membres inscrits mais seulement une petite partie active (ceux qui ont participer ou tenus des forums comprendront). Et les plus actifs finiront par penser qu’ils donnent beaucoup de temps sans recevoir en retour. Et on reviendra sur un “mode blog” avec peut être des mini réseaux sociaux tournés vers une personne. On discutera alors de la façon de monétiser ces minis réseaux personnels (comme pour les blogs).

Et comme l’histoire est un éternel recommencement ça risque de se répéter infiniment. Je ne suis pas assez calé en histoire pour pouvoir dire si dans le passé (avant Internet) il y a eu des périodes “communautaires” suivies de période tournée vers le culte de la personnalisation. Un peu comme 68 = communauté et années 80 = réussite personnelle.

Je vous invite à lire l’Inspiration digitale de Daniel Broche dans lequel il compare le web à une ville et ou on trouve Microsoft comme un promoteur, Les navigateurs comme des automobiles, les annuaires comme des routes, Google comme le périph, les FAI comme les compagnies pétrolières, le web mobile comme la campagne et Android de Google comme l’Autoroute, Les blogs comme les pub, cafés et PMU, Facebook comme un parking en centre ville et les réseaux sociaux comme des bus, métros ou navettes… Si je suis d’accord avec la plupart des comparaisons, j’assimilerai plutôt facebook et autres réseaux sociaux (Youtube compris) aux cinémas, cafés, et autres lieux de détentes ou on vient flâner et discuter sans but précis. En effet on ne peut pas les comparer à des moyens de transport car ils nous emmènent rarement quelque part (en tout cas ou on avait décider d’aller), ce sont plutôt des impasses.

Si je parle de tout ça c’est pour mettre en évidence que Facebook et autres sites similaires ne devraient pas devenir le coeur du web comme on le lit parfois. Au plus ce seront des énormes parcs d’attraction ou des gigantesques complexes ciné. Si ils auront la possibilité d’en tirer des revenus conséquents ils ne seront pas irremplaçables. Les promoteurs et autres constructeurs de route ou compagnies pétrolières par contre ce sera moins évident de les renverser.

On arrive sur le deuxième point : la monétisation. Le web se cherche, il ne semble pas y avoir de modèle de revenu pour les sites communautaires. On veut du gratuit sans pub.

Si on vise le grand public je pense que le gratuit s’impose. Internet regorge d’information et il devient très difficile de la vendre. L’internet gratuit crée l’audience et la renvoie, moyennant finance, à des sites de e-commerce (j’inclus les ventes de marchandises, de services, bancaires…). Si on me demande quelle est le site parfait je répondrai que c’est celui qui arrive à produire le contenu gratuit afin de créer une audience puis de revendre ses propres produits à cette audience, ça a l’avantage de pouvoir cibler au maximum le contenu pour toucher l’audience parfaite pour nos produit. Un exemple : boursorama. De là à dire que pour lancer un site de e-commerce il est judicieux de construire en parallèle un site d’information sur le produit et tout ce qui tourne autour il n’y a qu’un pas (Saveur-Biere a été construit sur ce modèle).

La monétisation passe par cette compréhension. Les sites qui n’ont pas vocation à vendre quelque chose doivent inclure dans leur cahier des charges l’obligation de créer des chemins vers des sites commerciaux. Ca passe par les bannières de pub, l’affiliation, le sponsoring, la vente de liste de contact… Il y a certainement des idées à explorer dans ce sens, je m’y emploi chaque jour 😉 D’un autre côté les sites commerçants doivent connaitre les lieux de passages de leur futurs clients pour pouvoir ouvrir des chemins pertinents.

Et on arrive sur le dernier point : penser global. Même si c’est inclue dans ma stratégie je ne pense pas que ce soit forcement nécessaire. Comme dans la vie hors du web, le monde connecté peut faire vivre les grand groupes internationaux et les petits sites de quartier, les revenus seront moins importants mais les moyens à mettre en oeuvre aussi. Au final si la barque est bien menée le rendement devrait être au rendez vous. Il faut quand même dire que l’internationalisation est relativement simple sur le web et que c’est dommage de ne pas en profiter.

Changements chez Adsense

Comme vous le savez certainement il y a eu des changements dernièrement chez Adsense. Les zones cliquables ont été fortement diminuée pour éviter les erreurs de clics.

Ce changement a eu lieu entre le 13 et le 14 Novembre. Depuis la mi 2004 je suis mon compte adsense de très près, j’observe la performance des annonces, les taux de clics, les prix des clics…etc…

Alors que le nombre d’annonce que j’affiche est en constante progression

Le nombre de clic a connu un décrochage lors de la mise en place du système. La baisse a été de l’ordre de 30%.

Dans les jours qui ont suivi ce changement mes revenus ont été fortement impactés. Le prix au clic n’ayant pas évolué dans le bon sens. C’était sans compter sur la faculté d’adaptation de Google et en quelques jours la tendance a été inversée. Le prix du clic est actuellement a un niveau que je n’avais pas connu depuis plus d’un an et, ce qui me rassure un peu, se maintient sur un niveau élevé. Ce qui me laisse penser que ce n’est pas une aberration comme il y en a parfois (le 13/11 -jour du changement- par exemple).

Il y a un gros point noir quand même : le CPM qui reste sur des niveaux assez bas. Cet indicateur étant au final le plus important, j’espère le voir remonter rapidement. Rien de catastrophique pour le moment puisqu’on est sur des niveaux corrects mais loin des plus hauts du mois dernier.

Une bulle dans la pub sur le Web 2.0

Dans un article sur le Journal du Net Maurice Levy pense qu’il y a une bulle dans la pub sur le Web 2.0.

Maurice Lévy a jugé que les groupes de médias surestimaient la manne de la publicité en ligne et créaient une nouvelle bulle spéculative sur les réseaux sociaux (…) tout le monde construit son réseau Web 2.0 et pense que la publicité va affluer”. Il s’interroge donc sur la valorisation boursière des groupes Internet exclusivement basés sur la publicité en ligne.

Ça fait beaucoup de de concept qui n’ont pas la même signification chez tout le monde. Une bulle c’est une exagération dans les prix, cette exagération est entretenue par un sentiment de rareté du produit et par la volonté de ne pas rater une bonne affaire à n’importe quel prix (et oui, c’est un peu contradictoire). Le Web 2.0 dans cet article doit désigner exclusivement les réseaux sociaux ?

Je ne contredirais pas Mr Levy parce que je manque de donnée pour me faire une opinion tranchée mais on peut rapidement évaluer le “prix d’un visiteur” par rapport d’autres sites plus traditionnels.

Les sites sont généralement valorisés 20 fois le nombre de visiteurs uniques mensuels (1 million de visiteurs uniques = 20 millions d’Euros), c’est un chiffre “à la louche” mais qui donne un ordre de grandeur (dans la vrai vie il faut aussi tenir compte du CA, de la part d’audience, du nombre de membres…).

Pour que Facebook vaille 15 milliards de dollar (soit un peu plus de 10 M€) il faudrait 500 millions de visiteurs uniques. Et je crois me souvenir qu’il y en a environ 10 fois moins et que l’audience globale des réseaux sociaux est de 300 millions de visiteurs uniques dans le monde (5% de la population mondiale tout de même !).

On peut argumenter que la publicité sera mieux ciblée donc vendue plus chère. Oui mais le taux de clic est vraiment plus bas (d’un facteur 10) donc ça doit compenser.

Bilan, Maurice Levy a une chance d’avoir raison… Tout ceci semble largement surévalué.

PS : attention tous les chiffres sont donnés de mémoire, je n’ai pas pris le temps de les confirmer en faisant un peu de recherche…

Edit 14/11 : Techcrunch argumente contre Maurice Levy.  Mais je pense qu’il y a confusion, signe que bulle, internet et publicité entrainent des réactions épidermiques certainement due à la fameuse bulle (la vrai… celle qui a traumatisé beaucoup de monde) . Levy parle de similarité entre la bulle de la fin des années 90 et la valorisation des réseaux sociaux dont le business modèle est basé sur la pub, il ne fait pas de généralité à tout le web. J’accorde du crédit à ce que dit Mr Levy car on va vers une terre inconnue, on ne sait pas si ce sera rentable à long terme mais on valorise très largement au dessus des sites traditionnels. Facebook est valorisé presque 7% de Google (15 M$ pour FB et 220M$ pour GG). L’avenir dira si les réseaux sociaux sont vraiment rentables mais la plus value sur les prix actuel risque d’être faible vu qu’ils sont déjà valorisés aux niveaux des sites les plus performants à ce jour.

Google vs. Yahoo!

Un billet très intéressant de Jean Marie Le Ray. C’est le genre de calcul que j’aime bien faire car il relativise les performances des sociétés (en particulier sur leur revenu publicitaire).

Je me permets de répondre ici car ça me permettra de garder une trace de ces chiffres.

Google :
333’021’000 actions en circulation.
Le bénéfice par action représente 9.50/639.62 = 1.5% du prix de l’action.

Yahoo :
1’347’170’000 actions en circulation.
Le bénéfice par action représente 0.32/29.35 = 1.1% du prix de l’action.

Attention au bénéfice par visiteur de Google, vous prenez en compte les revenus d’Adsense (Network) et des licences vendues. Yahoo prend les revenus ex-TAC (traffic acquisition costs) qui représentent $1.22 milliards pour Google (cf leur rapport Q3 2007), les revenus à prendre en compte sont donc $4.23Md-$1.22Md. Yahoo indique la stat par mois ce qui donne pour 458 millions de visiteurs environ $2.2 pour Google et pas $9.24. Pour trouver le résultat de Yahoo vous prenez le revenu ex-TAC (1,286 milliards) / 477 millions de visiteurs / 3 mois = $0.90 par visiteur par mois.

Il faut aussi considérer que ces stats incluent Google, Youtube… etc. A mon avis Google est bien plus performant que Youtube. Mais c’est un autre problème.

On est donc plus dans des rapports de 1.3 à 2,5 plutôt que 10 à 20. Ce qui est déjà pas mal je vous l’accorde.

Edit : un billet complémentaire chez Didier Durand

Quelques chiffres d’Adsense

En 2006 Google a :

  • gagné $4.16 milliards avec les réseau de site utilisant Adsense,
  • reversé $3 milliards aux éditeurs.

Google reverse 72% de ses revenus et prendrait donc une commission de 28%. Je pense que cette commission n’est pas la même pour les comptes premium et les comptes normaux.

En 2006 j’ai représenté 1/38000ème des revenus d’Adsense. Je n’ai pas eu de réponse à ma demande de compte premium, je suis bien trop petit. En 2007 j’ai baissé les affichages d’Adsense, en 2008 je ne devrais plus avoir d’Adsense. Et pourtant c’est reposant de travailler avec Google, il n’y a rien à faire

Attendez un peu avant de vendre vos sites

Une petite phrase m’a interpellé ce matin sur le blog de Francis Pisani :

Moins de 10% du total de la pub est dépensé online alors que la plupart des Américains passent autant de temps sur le web qu’en face de leur poste de télé. Le déséquilibre indique une tendance inéluctable.

J’avais déjà en tête que 10% du total de la pub est dépensé online (on doit trouver cette data chez Nielsen) et le temps passé sur le web semble bien se rapprocher du temps passé sur la TV d’après NetEco. Le déséquilibre est donc assez fort et ce genre de situation entraîne souvent une correction disproportionnée.Il existe donc un risque que ce déséquilibre s’inverse dans les années qui viennent.

Ce risque (ou cette chance suivant comme on se place) pourrait entraîner une très forte augmentation des dépenses pub sur le web et on aura ensuite une correction un peu plus lente pour revenir à l’équilibre.

Si ce scénario se produit les CA des sites qui vivent de la pub devraient augmenter très significativement et il y aura peut être une fenêtre pour vendre ces sites à un très bon prix avant la phase de correction.

D’un autre côté, la bulle Internet n’est pas très loin alors il y aura certainement beaucoup de prudence. Le déséquilibre inverse ne sera donc pas forcement très prononcé.

Il faut garder cette hypothèse dans un coin de la tête pour la ressortir si on sent qu’il y a une trop grande euphorie.

PS : attention je ne parle pas de bulle mais d’un enchaînement de correction… Il y a des chances que rien de tout ceci se produise mais on ne sait jamais.

PS2 : le commentaire de Stephane Zugzwang illustre mon propos

La valeur de l’audience

J’ai un défaut, j’aime tout mettre en équation et au final mettre un prix sur tout. J’aime savoir ou je vais.

L’audience est une des variables principale avec le revenu par visiteur. La qualité de l’audience est beaucoup plus subjectif et devrait être mesuré avec le succès des campagnes de pub.
Je vais m’attarder sur les variables qu’on peut mesurer simplement.

Le nombre de visiteurs

Les visiteurs viennent sur un site car

  • il est connu
  • il est bien référencé
  • on parle de lui sur d’autres sites

Les visiteurs reviennent sur un site car

  • ils l’ont mis dans les favoris
  • ils se sont inscrits aux flux RSS ou à la newsletter
  • le site leur a beaucoup plu et ils tapent directement le nom dans la barre d’adresse (très rare) ou le nom dans Google (beaucoup plus fréquent)

Le revenu par visiteur

Ca je l’ai déjà abordé, Le revenu par visiteur est fonction du domaine d’activité mais aussi de la part de marché. Si vous avez un blog qui touche 0.1% des lecteurs de blogs vous vendrez moins cher votre espace publicitaire que si vous touchez 10%, le prix par visiteur augmente avec la part de marché. J’avais évalué audience*2 = Revenu*2.6. Passer de 100’000 visiteurs par mois à 2 millions reviendrait quasiment à tripler le revenu par visiteur.

Importance de se fédérer

Vous aurez donc compris qu’il est important d’avoir de l’audience. Des agences sont donc nées pour vendre de l’espace pub sur plusieurs blogs à la fois. Ca permet de vendre plus facilement plus cher. De mon côté je suis en train de m’associer avec un gros site pour vendre en commun notre espace pub afin que les annonceurs puissent toucher un pourcentage plus important d’internautes intéressés par le forex. C’est un gain de temps qui se paye, l’annonceur n’a plus 15 contacts mais 1 seul, ça simplifie les négociations.

J’ai déjà vu se regroupement plusieurs fois sur des sites. En dehors de quelques niches très précises, je pense que tout le monde finira par y arriver. Reste à savoir comment…

 crédit photo

Facebook a-t-il de l’avenir ?

J’ai lu sur Transnet hier puis aujourd’hui sur Techcrunch fr (en) que Steve Ballmer pense que l’envolée actuelle de Facebook est un engouement passager. En gros la mode va passer et ça va se tasser.
Comme il y a beaucoup d’utilisateur accros de Facebook parmi les bloggueurs l’affaire a pris pas mal d’ampleur.

Pour ma part, j’ai testé le service, j’ai regardé ses possibilité et au bout de quelques dizaines de minutes j’ai commencé à tourner en rond. Facebook est un écosystème très fermé si on compare au reste du web. Il y a quelques années j’aurai certainement accroché. Tout ça pour dire qu’il y a certainement un public pour ce genre de site, qu’il peut faire une grosse audience mais je ne vois aucune révolution majeure. Sur le long terme l’utilisation de Facebook devrait devenir assez ennuyeuse, les widgets c’est bien mais visiter les sites c’est mieux.

Ceci dit la porte n’est pas fermée et je changerai peut être d’avis avec le temps. Cependant j’ai d’autres arguments pour anticiper un futur probablement difficile pour Facebook. Tous ces argument tournent autour de la monétisation 🙂 Pas d’argent, pas de moyen, pas de développement, ce qui entraîne stagnation et souvent effondrement.

Qu’est ce qui fait vivre Facebook à l’heure actuelle ?

  • Les investisseurs : Facebook a levé 40 millions de dollars de capital risque et négocie en ce moment avec Microsoft pour lever 500 millions pour développer son infrastructure.
  • La pub : apparemment en 2006 le site aurait eu 50 millions de dollars de revenus (125 millions en 2007 ?)

Quelle sont les charges ?

  • 300 employés, le salaire moyen dans la silicon Valley étant supérieur à 80’000$ pour les informaticiens ça représente environ 24 millions de dollars (je ne connais pas le montant des charges patronales en Californie)
  • Locaux, Je ne me risque pas à évaluer mais pour 300 employés ça doit être pas loin du million. (j’ai jeté un oeil rapide sur Craiglist, les 50m² se louent environ 1000 dollars par mois)
  • Hébergement, bande passante… Avec 50 millions de visiteurs uniques je ne serai pas étonné que le budget soit plus important que la location des locaux (Facebook a besoin de 500 milions pour développer l’infrastructure).

Les revenus de pub ne sont pas extensibles à l’infini.

Les depenses pub online dans le monde sont estimées à un peu plus de 30 milliards dans le monde en 2007 dont un tier rien que pour Google. Google arrive a prendre une aussi grosse part du gateau car il touche la quasi totalité des internautes. Il peut aussi facilement placer une pub à la ménagère de plus de 50 ans qui recherche une recette pour le repas familial que le chercheur astrophysicien qui cherche une doc technique. Ca des sites comme Facebook n’arriveront jamais à le faire et si l’audience est multipliée par 5 sur les 5 prochaines année Les revenus auront du mal à progresser beaucoup plus vite malgré ce que je disais il y a quelques temps.

Yahoo estimait que Facebook pouvait atteindre le milliard de revenue en 2015. A mon avis c’est un plafond qui tient sur l’hypothese que le marché de la pub connaisse une croissance de l’ordre de 15 à 20% par an pendant les 8 prochaines années et que Facebook tienne le cap pendant aussi longtemps. Bref, un enorme coup de poker. Le marché de la pub est déjà en forte croissance et continuer a se rythme pendant 8 ans relèverait du miracle.

D’un côté on a donc un marché publicitaire qui devrait avoir du mal à alimenter Facebook pour qu’il puisse valoir les milliards que son fondateur estime.
D’un autre côté on a un réseau social qui, sur le concept, est sympa pour partager ses photos ou ses coup de coeur mais qui du côté intérêt sur le long terme n’apporte pas grand chose.

Une fois la vague passée, Facebook devrait rester un réseau social ciblé sur les étudiants et peut être quelques fondus d’Internet.

Microsoft ferait une erreur de valoriser ce site à 10 milliards, j’ai l’impression qu’ils essaient de courrir après quelque chose qu’ils n’arrivent pas à attraper.

à lire sur ce sujet :

PS : Pour se donner une idée de ce qui fonctionne sur Internet on peut regarder les sociétés cotées en bourse. Rare sont les sites de contenus qui vivent uniquement de la pub.

Blogrider diffuse des publireportages sur les blogs

S’il y a un genre de pub qui arrive à se fondre dans les magazines c’est bien les publireportages. Une page de pub avec beaucoup de texte explicatif et quelques photos. Blogrider est dans ce crénaux pour la version online.

Blogrider est la plateforme de la communauté de bloggers partenaires de la régie publicitaire Adrider. Il sert de point central, d’outil de synergie et de communication, visant à augmenter la visibilité des éditeurs.
Blogrider est également une plateforme de réflexion, de conception et de promotion d’outils de communication publicitaires adaptés aux contraintes spécifiques de la blogosphère.

De nombreux blogs semblent impliqués, on ne devrait pas tarder à voir fleurir de plus en plus de billets sponsorisés.

J’ai voulu en savoir plus, voici le mail envoyé à Blogrider :

Quelle est votre commission sur les campagne de pub ? En gros, si le client paye 10’000 euros combien revient aux bloggueurs ?

Ya t il une facturation à faire ? Si je ne suis pas en société comment me payez vous ?

Quels sont les indicateurs qui fixent le niveau de paiement et comment les vérifiez vous (inscrit au RSS, nb de visiteurs…). Est ce que vous avez une rêgle fixée à l’avance ou est ce que c’est subjectif ?

et… pas de réponse.

Apparement ce n’est pas une régie exclusive. La rémunération se fait selon des critères obscurs (popularité, nombre de billets publiés, page rank !). Bref c’est assez flou. Quand je prend une régie ce qui m’interesse c’est de savoir le montant de sa commission, sa stratégie pour trouver de nouveaux clients. Je n’ai pas une expérience extraordinaire dans la vente d’espace pub mais j’ai l’impression que le monde des blogs est en train de se faire exploiter assez fortement. Un peu de transparence serait la bienvenue.

PS : J’ai écrit ce billet avant de lire celui de Capitaine Commerce. Une vision différente mais aussi dubitative sur l’avenir de ce business.

Ils en parlent :

Améliorer les performance publicitaires avec Holistis

Dans une autre vie j’ai travaillé avec IC-Agency et j’ai eu une présentation d’un de leur produit phare : Holistis. Une conjoncture défavorable ne m’a pas permis de tester Holistis en condition réelle, dommage car je pense que c’est un produit très performant. Je ne sais pas si Flavio Quaranta ou David Sadigh suivent ce blog mais vu qu’ils font du “reputation management” ils finiront rapidement par venir ici 🙂

holistis™ est une solution qui vous permet de personnaliser et d’optimiser les pages de votre site, dans le but d’augmenter le retour sur investissement de vos campagnes marketing.

En résumé Holistis permet de donner à chaque visiteur une version optimisée de la page pour avoir un taux de transformation optimal. Le contenu de la page est produit en fonction du mot clé tapé dans les moteurs de recherche, de la langue, du pays d’origine… etc.

Par exemple si un américain arrive sur mon site avec le mot clé “forex” il n’aura pas la même page qu’un anglais qui arrive de la même façon. L’américain sera peut être plus sensible à un type de message ou une couleur spéciale, et l’anglais à une image ou une photo. Ceci permet d’optimiser au maximum le taux de transformation du site. Bien sûr ce système apprend tout seul et s’optimise automatiquement (il faut juste “nourrir” le logiciel au départ avec les messages pub, les photos…etc).

Mais, me direz vous, c’est bon pour un site d’ecommerce ça, le vendeur de bière pourrait vendre encore plus de boisson, ou le discounteur plus de lave vaisselle (au passage il y a un peu de boulot de référencement à faire sur discounteo)… A quoi ça peut servir sur un site qui ne vend rien si ce n’est que de l’espace pub. Et c’est là que je vous ouvre un nouveau marché chers Flavio et David, avec votre machine vous pouvez sortir les bonnes bannières, les bonnes couleurs, les bons messages aux bonnes personnes et ainsi maximiser le taux de clic. A court terme je ne gagne pas grand chose mais sur une longue période si mes annonceurs voient que leur pubs performent un maximum alors ils reviendront et ne seront pas gênés de payer un peu plus cher.

Et mes clients si je leur dis que les pubs sont performantes sur mon site grâce à Holistis et qu’ils peuvent encore mieux performer en devenant vos clients, alors on entre dans un cercle vertueux 🙂

Et vous voulez un peu de buzz ? Alors vous lancez ce concept sur la pub dans les blogs (pub sur les blogs performante = blogueurs heureux = ils parlent de vous) ou vous lancez un Holistis light qui optimise la couleur et la forme des adsense pour avoir un super taux de clic. Pensez à moi quand vous vous ferez racheter par Google 🙂

Plus sérieusement je pense que c’est un concept à creuser.

En complément, voir l’interview de Flavio Quaranta ici