Passage à la Vitesse supérieure

Ça fait un moment que j’ai l’impression de laisser le site Forexticket continuer sur sa lancée sans réussir à améliorer sa croissance. Du coup j’ai l’impression de stagner… c’est pas bon pour la motivation. Comme souvent, et même comme toujours, j’ai mis le temps pour intégrer ce problème. Mais à force de tourner autour j’ai réussi à monter un plan pour relancer la motivation : On va mettre les moyens pour placer le site dans le top, non plus des sites forex, mais des sites financiers mondiaux… Voilà un beau challenge d’aller chercher les Yahoo Finance, money.cnn.com et autres nasdaq.com et bloomberg. Rien n’étant impossible dans le monde virtuel je pense qu’on a une chance de venir les titiller et si on a une chance alors on la saisit. Pour ça il va falloir se sortir les doigts et mettre les moyens sur la table.

Les leviers de croissance sont assez clairs à mes yeux : élargir les supports et les contenus. Les supports en construisant des applis et sites mobiles complets et ergonomiques -on y est déjà mais on va faire ça mieux. Les contenus en ouvrant de nouveaux marchés en plus du forex : CFDs, actions, indices et matières premières (sur ces marchés l’audience potentielle est très largement supérieure au forex).

Bien entendu il va falloir que l’on revoie notre organisation car travailler sur autant de données avec une audience qui devrait augmenter en parallèle va demander plus de bras. D’où notre recherche de nouvelles compétences en admin système et certainement bientôt de dev Web pour le front.

Il va aussi falloir des moyens financiers pour supporter cette croissance. Et là j’entrevois deux solutions : l’autofinancement et la fameuse levée de fonds.

L’autofinancement à l’avantage de laisser les “partners” seuls aux commandes sans aucun compte à rendre qu’à eux mêmes. Par contre les moyens, en tout cas à court terme, sont plus limités ce qui devrait se répercuter sur la croissance.

J’envisage aussi de lever des fonds, l’idéal étant d’avoir une avance de trésorerie pour tourner 4 à 5 ans tout en sachant que le site génère des revenus qui devraient augmenter d’année en année. L’avantage de la levée de fonds se verra dans la mise en place plus rapide des leviers de croissance. L’inconvénient sera la dilution de nos parts dans la société et l’arrivée d’un nouvel actionnaire. Reste à savoir quelle part voudra un investisseur pour faire une avance de trésorerie de 5 ans et combien on voudra bien céder.

On a donc mis en place nos pièces pour dérouler notre stratégie des 5 prochaines années. Cette fois je ne vise pas un doublement des chiffres mais un x10. Je sais que ça ne sera pas simple mais je sais aussi que c’est loin d’être impossible.

Le Web temps réel

Il y a fort à parier que sous peu apparaîtrons dans certains logiciels en ligne de trading des fonctionnalités temps réel, pas seulement sur la mise à jour de cours d’actions cotés, mais également sur le flux d’informations suceptibles d’impacter une décision d’achat ou de vente. Ces fonctionnalités, jusqu’ici réservées aux traders, seront certainement disponibles pour tout le monde, pour le meilleur ou pour le pire.

ReadWriteWeb

Ces fonctionnalités temps réelles sont disponibles pour tout le monde depuis bien longtemps (à l’échelle d’Internet). Tous les traders ont les mêmes infos en même temps, qu’ils soient pro ou amateurs. J’avoue qu’il existe peut être un délai suivant les plateformes mais ça dépasse pas quelques petites secondes.

Le temps réel fascine mais, comme le dit RWW, il existe depuis bien longtemps dans le monde merveilleux du trading. Et comme tout le monde le sait maintenant, les traders ne sont pas que des gens qui ont de beaux costumes et boivent du champagnes à la fin de chaque journée en allumant des cigares gros comme le bras, ce sont des personnes qui doivent passer des ordres d’achat et de vente en fonction des opportunités qu’ils trouvent sur les marchés financiers. Et le temps réel dans tout ça n’a pas fait qu’améliorer leur sens du jugement.

Quand le temps réel sera devenu courant nous serons confrontés à une masse d’info, parfois contradictoires à interpréter le plus rapidement possible. Oui oui, le problème ne sera plus d’avoir l’info mais de l’interpréter correctement le plus rapidement possible.

Je reprend l’exemple du trader, chaque premier vendredi du mois nous avons les stats du chomage US qui tombent à 14h30 pile (heure de Paris). Cette info déclenche la plupart du temps un séisme sur le cours des devises. En théorie si le chômage est mauvais le dollar se prend une volée, sinon il monte. Ça c’est la théorie. En pratique un mauvais chiffre peut quand même faire monter le dollar… et vice versa. Tout est dans l’interprétation de ce chiffre replacé dans un contexte.

Ceux qui arriveront à tirer quelque chose du temps réel seront ceux qui arriveront à interpréter les signaux dans leur contexte, qui garderons leur calme et sauront prendre du recul rapidement. Et pour la majorité je pense que le temps réel va ajouter un bruit tel qu’ils seront rapidement dépassé et prendrons de mauvaises décisions sous la panique ou l’euphorie.

Les traders, encore eux, utilisent l’outil informatique de façon intensive pour filtrer, analyser et finalement prendre les décisions à leur place. Il y a fort à parier que cette façon de faire se propage dans tous les domaines. Je pense qu’on va prendre une mauvaise voie en retirant de plus en plus le côté humain des prises de décision… Mais on s’adaptera comme d’hab.

Dans un futur encore plus lointain : clic ici

Comparaison relative

La terre

Si les dépenses publicitaires online dans le monde représentaient le PIB de tous les pays Google serait presque aussi gros que les Etats-Unis et la CEE réunis. Skyblog serait le Kenya, Facebook le Pakistan, Myspace les Pays Bas…
Et moi je serais grand comme les Comores donc un des 10 plus petits pays au monde… Je suis sur la carte c’est déjà pas mal…

La photo vient de là

Les pervers du nofollow

Nofollow est apparu en 2005 pour contrer le spam sur les blogs. L’ajout de l’attribut “rel=”nofollow”” sur un hyperlien permet de mentionner aux moteur de recherche de ne pas suivre le lien car il peut s’agir d’un spam.

Rapidement cet attribut est devenu un outil utilisé par les webmasters pour tenter de contrôler le pagerank. Google a aussi encouragé l’usage du nofollow sur les liens publicitaires.

Jusque là c’est un usage intelligent permettant de stériliser le spam et de contrôler un peu le poids des différentes pages d’un site dans les moteurs de recherche. Puis sont venus de vils webmasters qui ont abusé du nofollow.

Pour les démasquer j’utilise l’extension de firefox Edit Config Files qui permet de mettre en évidence les liens incriminés. Grâce a cette extension vous pouvez rajoutez les lignes suivantes dans le fichier userContent.css :

a[rel~=”nofollow”]
{
background-color: red !important;
color: white !important;
font-weight: bold !important;
text-decoration: none !important;
}

Et là, comme par magie les liens en nofollow deviennent rouges comme ça : Exemple de liens nofollow

Le pervers en chef est Google lui même sur son blog officiel. La plupart des liens sont “normaux” sauf dans la blogroll. Les auteurs du blog on décidé que les liens des blogs qu’il lisent ne devaient pas être pris en compte par les moteurs de recherche, seuls les liens des Googlers peuvent prétendre recevoir un peu de pagerank de la part de Google. Il n’y a ni spam, ni lien publicitaire, ces liens sont pertinents mais Google garde jalousement son pagerank pour la famille.

On reste chez Google mais dans les pages finance. Cette fois les nofollow sont attribués aux liens des news illustrant les actions. Là encore ce sont des liens très pertinents qui mériteraient d’être suivis par les moteurs de recherche.

Il n’y a pas que Google qui soit pervers. Du côté de chez nous on trouve Rue89. Sur la homepage de rue89 on trouve une liste de liens intitulée “Ailleurs”. Ce qui est amusant ici c’est que les liens “normaux” sont mélangés aux liens à ne pas suivre. Une sorte de mixité sociale ? Chez les blogs pourquoi le lien vers Kiwis est déclaré propre à google alors que Versac, Guy Birenbaum ou le Journal d’un avocat non ? Pourquoi le financial times a un lien normal et pas la BBC ? Copinage, échange de liens, autre raison ? A sa décharge les liens dans les articles n’ont pas de nofollow contrairement à médiapart qui, en qualité de dernier arrivé, souhaite se faire une part au soleil en emmagasinant du pagerank.

Je ne parle pas de Wikipedia qui a décidé de ne plus laisser un lien sortir sans nofollow. Cette politique lui permet de devenir un trou noir du web, aspirant le pagerank sans en redistribuer (expression trouvée sur le web).

Le nofollow est devenu un outil pervers car invisible à la plupart des internautes. Il permet de se donner une image de “chuis cool je fais des liens vers de sites concurrents” tout en permettant de stériliser ses liens. Le pagerank est le pétrole du web, ça ne se donne pas gratuitement.

PS : Oui, je sais, j’ai mis quelques nofollow dans cet article et j’en use parfois 🙂

re-PS : Question subsidiaire : avec un nofollow est ce que Eric aurait été aussi poursuivi à cause de son lien ?

La vision de Tarik Krim sur l’avenir du web

Mediapart donne une très intéressante interview de Tarik Krim. Le fondateur de Netvibes donne sa vision du Web futur. Il est toujours bon de savoir ce que pensent les “gourous du web” car ils inspirent pas mal d’entreprenautes.

Tarik Krim pense qu’Internet passe d’un modèle d’audience à un modèle d’attention. Il faut de plus en plus retenir les visiteurs. Jusqu’ici rien de neuf sous le soleil, la croissance du nombre d’internautes ralentit -au moins en Europe et aux USA- vu qu’on approche du seuil des 100% de connectés, pour continuer de progresser les sites Internet devront donc retenir plus longtemps leurs visiteurs.

Or Tarik affirme que personne ne maitrise l’attention, les visiteurs passent facilement d’un site à l’autre.

Il faut donc savoir “étendre sa bande passante” en essaimant son contenu via des flux RSS, widgets, etc… D’ailleurs dans le futur la page Internet comme nous la connaissons aujourd’hui disparaitra au profit des widgets.

Pour conclure il aborde la monétisation comme une terra incognita.

Si le raisonnement tient la route je pense qu’on est plus proche d’un comportement de Geek que de monsieur Toutlemonde. Comme pour tous ceux qui utilisent les flux RSS naturellement Tarik semble négliger la majorité des internautes qui ne connaissent pas ces technologies (d’ailleurs il mentionne que les pages Netvibes de personnes comme Scoble fonctionnent mieux que les pages des gros médias). En effet le gros de l’audience du web provient des moteurs de recherche (entre 25 et 50% suivant les sites), moi même étant un utilisateur acharné des flux RSS je consulte beaucoup de sites en passant par des requêtes sur Google. L’autre gros morceau de l’audience provient des accès directs.

Les flux RSS et autres widgets sont pratiques pour recevoir de l’information comme on consulte le journal TV. Or le RSS n’est pas encore grand public et en observant autour de moi je ne pense pas que son utilisation sorte des internautes avertis, les gens préfèrent consulter la page d’accueil des sites d’info.

En dehors des flux d’information, Internet est beaucoup utilisé pour rechercher des renseignements. Là encore en observant des internautes de base (c’est à dire ceux qui ne passent pas 10 heures par jour en ligne) on se rend compte qu’Internet sert à savoir comment on taille les rosiers, à chercher une chambre d’hôtel ou un billet de train, à savoir si tel lecteur de DVD est un bon produit ou encore comment soigner la diarrhée du petit dernier. Pour mettre tout ça en widget il faudra se lever tôt.

Tarik Krim défend sa paroisse en affirmant que les pages Internet disparaitront au profit des widgets. Je pense que dans le meilleur des cas ils représenteront une source d’audience parmi d’autres mais qui ne devrait pas dépasser les accès par liens externes… Donc toujours loin derrière les accès directs et par moteurs de recherche. Ce n’est pas à négliger mais ne dois pas être une priorité.

L’autre argument contre la propagation des widgets est fourni par Tarik himself : monétisation = terra incognita. J’ai beau tourner le problème dans tous les sens, la monétisation passe par de la pub ou la fin de la gratuité de l’info. Je ne crois pas en la fin de la gratuité de l’info (excepté pour des flux professionnels) et la pub risque d’être trop intrusive dans un format comme le widget.

Vous l’aurez compris, je ne crois pas en une révolution de ce genre sur Internet. Tarik a certainement raison sur la façon dont les gens recevront de l’info mais il oublie le gros d’Internet qui est la recherche de l’info, et là on passe encore par Google.

Dailymotion, 20 millions d’Euros de revenus en 2008

Dailymotion prévoirait un CA de 20 millions d’euros en 2008. Quand j’ai lu cette ligne ça m’a paru très faible vu l’importance de la plateforme vidéo. J’ai un peu fouillé et j’ai trouvé les chiffres suivants…

Dailymotion en chiffre :

  • 42ème site mondial
  • n°2 des sites de vidéo en ligne après Youtube
  • 52-55% d’audience Française
  • 33-37 millions de visiteurs uniques (VU) par mois, 1.3 milliard de pages vues (juin 2007) –
  • 40.2 millions de VU, 1.2 milliard de pages, 667 millions de vidéos vues (novembre 2007)
  • Levées de fonds 7 millions + 25 millions (août 2007)
  • Annonce un objectif de CA de 20 millions en 2008
  • > 60 employés (pas trouvé de données)

A priori la croissance de Dailymotion va continuer à augmenter ils devrait donc avoir au minimum 700 millions de vidéos vues par mois sur 2008, soit environ 8.4 milliards sur l’année (estimation faible). Chaque vidéo rapporterait donc 0.24 centime d’euro, je ne sais pas si on parle de CPM dans les vidéos mais si c’est le cas on a un CPM de 2.38 euros sur les vidéos vues.

Si on parle en pages vues (PV), il y aura au minimum 14.4 milliards de PV ce qui donne un CPM de 1.4 euro… A comparer au $0.1 / $0.33 soit €0.07 / €0.24 de Myspace (donnée 2006 ?) et au €10 d’un portail généraliste (donnée tirée de mes divers expériences).

Remarque : J’ai pris un objectif bas en page vue, il est très probable que le nombre de pages et vidéos vues soit plus élevé. Le CPM sera d’autant plus faible.

Dailymotion a donc l’ambition de se placer entre un réseau social “fourre tout” qui génère de la page vue et un portail plus ou moins spécialisé. Leur objectif est donc cohérent.

Est ce que ça suffit pour être rentable ? La masse salariale doit être d’au moins 5 millions d’euros (s’il y a bien plus de 60 salariés), ce qui laisserait 15 millions d’euros pour payer la technique, location des locaux… A première vue je dirais que c’est suffisant pour être au moins à l’équilibre mais c’est une logistique qui me dépasse !

Qu’est ce qu’on peut tirer de tout ça ? Les plateformes vidéos ne sont pas vraiment rentables, elle génère beaucoup de volume en audience mais les revenus associés sont faibles comparé aux portails qui ont de plus moins besoin de bande passante à fournir. C’est certainement pour cette raison que certaines plateforme se sont tournées vers le BtoB (Kewego, Vpod, Scroon…).

Est ce que les challengers vont dans le mur ? La lutte sera difficile, la course à l’audience devra s’accompagner d’une course aux revenus. Les revenus sont plus importants dans le contenu pro, il faudra donc produire ou acheter des vidéos ce qui alourdit les charges et diminue les bénéfices. Des sites comme Seesmic auront du mal à gagner leur vie à moins de trouver LA source de revenue qui n’existe pas encore ou de se faire racheter 😉

Sources :

Des hauts, des bas et des hauts… etc

La vie d’un site web est fait de hauts et de bas qui s’enchainent semaine après semaine.

En décembre la pente était glissante, la trésorerie était à zéro et l’Urssaf et les Impots ont choisi cette période pour venir relever les compteurs j’ai eu chaud aux fesses pendant quelques longues journées. L’audience a baissée, chaque année à l’approche de Noël c’est la même chose mais ça me donne toujours une impression de fin du monde. Jusqu’aux derniers jours du mois je n’avais pas eu beaucoup de commandes fermes pour 2008. Bref, comme souvent dans les périodes de transition j’ai cru que ma dernière heure était arrivée.

Et Janvier est arrivé avec la remontée de l’audience et un mois qui s’annonce record, les contrats pour le premier trimestre ou semestre suivant les annonceurs. Plein de bonnes choses qui annoncent un ajustement de l’Urssaf et des impôts en fin d’année et un vidage de trésorerie en rêgle et une période de stress… Mais on n’en n’est pas encore là 🙂

Ce n’est qu’un éternel recommencement avec des périodes de doute et d’euphorie qui se suivent…

Crédit Photo

Estimer la valeur d’un site Internet (bis)

J’essaye d’estimer la valeur de mon site Internet et après de nombreuses discussions avec pas mal de gens différents j’avance dans ma réflexion.

Avant de lire il faut bien comprendre que j’estime un site Internet sur lequel je travaille seul, donc tous les bénéfices représentent mon revenu. Je n’ai pas de salarié et peu de charges en dehors de l’hébergement et de quelques factures de sous-traitances.

Un expert comptable m’a donné une méthode pour estimer rapidement l’ordre de grandeur de la valeur d’un site :

Une première approche que vous pouvez faire tout seul, si vous avez établi le bénéfice annuel de ce que vous rapporte votre site:

  •   Otez au bénéfice que vous en avez tiré, le salaire brut, – multiplié par 2,5 – , que vous verseriez à un technicien qui y aurait passé le même temps que vous.
  •   divisez le résultat obtenu par 0,0947. (Le résultat doit rémunérer l’apport au moins au taux moyen de rendement des obligations du secteur privé (0,0447) augmenté d’une prime de risque pour l’apporteur (0,05).)

Cette valeur est assez proche de la réalité si tout laisse à penser que le niveau de bénéfice sera identique durant les prochaines années …..

Cette méthode de calcul est une bonne approche si on achète un site en espérant toucher des dividendes chaque année (9.47% de rendement). Par contre elle tient compte uniquement du dernier bilan et non pas du potentiel de croissance.

En mixant un peu tout j’arrive avec 5 estimations différentes, toutes sont correctes dans leur raisonnement mais les écarts sont assez importants. Pour illustrer tout ça j’ai fait un exemple basé sur mes données mais les chiffres ont été modifiés, ce ne sont pas mes vrais revenus.

Voici le tableau d’évolution du chiffre d’affaire, des dépenses  (hébergement…) et des bénéfices. Je donne les résultats sur 3 ans et la prévision pour les 5 prochaines années :

J’estime que pour me remplacer je devrais prendre un informaticien et un analyste à temps partiel. Le tout pour un salaire de 45’000 euros annuel (c’est bien payé), soit 112’500 euros avec les charges (on multiplie par 2.5)

  • Estimation par comparaison : J’avais arbitrairement décrété 1€ de CA = 10€ de valo
    En 2007 CA = 276’135€ donc la valo est de 2’761’350€
  • Estimation par amortissement sur 5 ans : J’estime que l’investissement doit être amorti en 5 ans.
    Salaires versés sur 5 ans : 112’500 x5 = 562’500€
    Bénéfices prévus sur les 5 prochaines années : 2’385’273€
    Valo estimée = 2’385’273 – 562’500 = 1’822’773€
  • Estimation selon Expert comptable : L’investissement doit rapporter 9.47% par an
    Salaire de remplacement : 112’500€
    Bénéfices au dernier bilan : 253’772€
    Bénef réel estimé = 253’772 – 112’500 = 141’272€
    Valorisation : 141’272 / 0.0947 = 1’491’790€
  • Estimation selon expert comptable en tenant compte du potentiel de croissance sur 5 ans
    Salaire de remplacement : 112’500€
    Bénéfices moyen prévu sur les 5 prochaines années : 477’054€
    Bénef réel estimé = 477’054 – 112’500 = 364’554€
    Valorisation : 364’554 / 0.0947 = 3’849’574€
  • Estimation selon expert comptable en tenant compte du potentiel de croissance sur 2 ans
    Salaire de remplacement : 112’500€
    Bénéfices moyen prévu sur les 2 prochaines années : 366’435€
    Bénef réel estimé = 366’435 – 112’500 = 253’935€
    Valorisation : 253’935 / 0.0947 = 2’681’472€

Moyenne des valorisations :  2’481’374€

Toutes ces méthodes donnent des valorisations très différentes. Si je me mets côté vendeur je ne peux exclure le potentiel de croissance dans la valorisation j’exclue donc la méthode comptable, et du côté acheteur je peux difficilement prendre en compte une projection sur 5 ans (surtout sur Internet). La méthode par comparaison est un peu ésotérique. La dernière estimation semble un bon compromis, elle se rapproche d’ailleurs de la moyenne (et de la méthode par comparaison…).

Un achat d’un site, avec de tels résultats et une perspective de croissance continue sur au moins 2 ans, pour un peu plus de 2.6 millions d’euros devrait rapporter environ 10% par an à l’acheteur. De plus l’acheteur a la perspective de faire une plus value importante s’il revend le site dans les 2 ans.

A force de réfléchir là dessus, je pense que cette réflexion est correcte.

Dans mon cas le site est intéressant car il pourrait rémunérer des salariés et continuer à faire des bénefs pour les actionnaires. De plus le taux de croissance est important et continue depuis longtemps de qui donne des perspectives de plus values intéressantes. Je suis dans le cas idéal.

Dans le cas d’un site qui ne ferait pas de bénef après avoir payer son/ses salarié(s) la valorisation serait donc uniquement basée sur le potentiel de croissance (si en plus il n’y a pas de potentiel de croissance je ne vois pas l’intérêt de l’acheter !). Les revenus sont donc plus aléatoires puisque uniquement basés sur des projections. Il faudrait donc estimer une valeur future et déduire un rendement. C’est un peu ce qui se passe dans la valo des sites “Web2.0” qui n’ont pas encore de revenus décent mais qui sont valorisés très chers car on voit en eux un potentiel sans limite… Pure spéculation. Des fois la spéculation paye (ou pas)

Un site peut faire des bénefs sans avoir de potentiel de croissance. Dans ce cas les bénéfices devront être conséquents pour intéresser les investisseurs. Pas de croissance sur Internet = pas cool.

Vous êtes arrivés jusqu’au bout sans mal de tête ?

Ca y est, le crash est à notre porte ?

Le crash tape à la porte du web ? Est ce qu’on est en pleine bulle ? en tout cas c’est ce qu’on peut lire un peu de partout en ce moment, pas exemple chez Steph Guerin, Chez Francis Pisani, et chez d’autres…

J’ai vraiment du mal à avoir un avis tranché sur la question

A la question est ce qu’on est en pleine bulle ? je dirais non, il n’y a qu’a regarder le cours du nasdaq sur 20 ans pour se rendre compte que l’évolution des cours n’a rien à voir avec LA bulle de 2000.

A la question est on au bord du crash ? Je dirais non, à la rigueur une correction sur quelques mois (années) la bourse monte rarement sans pause pendant des dizaines d’années, les marchés sont fait de phases haussières suivies de phases baissières, c’est comme ça depuis des générations. La crise actuelle va certainement faire baisser un peu la consommation ce qui devrait avoir pour effet de calmer la hausse qui est en place depuis 2002 sur les bourses (USA et Europe).

Bref, Il y a pas mal de société Internet qui font des bénéfices, ce n’est pas parce qu’on parle le plus du manque de monétisation du web 2.0 qu’il faut faire des généralités.

Estimer la valeur d’un site Internet

En ce moment j’essaye de donner une valeur à mon site internet sur le forex, cette valorisation devra me servir de base de négociation pour l’arrivée de nouveaux actionnaires. Estimer la valeur d’une entreprise est moins simple qu’il n’y parait, il existe de nombreuses méthodes. En cherchant un peu on peut rapidement trouver quelques recettes :

  • L’approche comptable, je ne l’ai pas trouvée dans mes recherches mais un chef d’entreprise m’en a parlé. La valeur de l’entreprise est basée sur sa capacité de s’amortir sur une période donnée. Par exemple si on considère que le site doit s’amortir en 5 ans et qu’il fait 100’000 euros de benef par an sa valeur est de 500’000 euros (mon exemple est très caricatural).
  • L’approche dynamique se base sur le potentiel de l’entreprise. Dans le web le potentiel est très important, la valeur de l’entreprise est donc basée sur un chiffre d’affaire futur.
  • L’évaluation patrimoniale se base, comme son nom l’indique, sur le patrimoine de la société. Pour un site Internet cette approche n’est pas la mieux adaptée.
  • L’évaluation par comparaison. C’est le plus simple surtout qu’on trouve des exemples de sites vendus ou cotés en bourse assez simplement.

Si vous voulez avoir une estimation rapide l’approche comptable combinée à l’évaluation dynamique est assez simple à faire. Prenons un amortissement sur 5 ans (la norme semble être entre 5 et 7), et vos projections de résultat sur 5 ans. Vous calculez vos benefs prévus et cumulés sur 5 ans et vous avez une estimation de la valeur de votre société.

Autre estimation rapide : l’évaluation par comparaison. J’ai fait un tour rapide des sites dont je connais le CA, l’audience et dont la valeur est connue (soit par un rachat soit par une capitalisation boursière). J’arrive à cette équation très simplifiée :

1VU mensuel = 1€ de CA annuel = 10€ de valo

VU = Visiteur unique, à ne pas confondre avec Visite !

En gros, vous avez 1 million de VU ce mois ci, vous devez faire un CA d’environ 1 million d’euro cette année et votre site vaut 10 millions d’euros.

Quelques exemples :

  • Doctissimo : 7.5m de VU, 11m€ de CA, valo 117m€
  • Aufeminin : 21m de VU, 21m€ de CA, valo 221m€

Ceci s’applique aux sites qui vivent en grande partie de la pub. Bien entendu c’est à prendre avec précaution, ce système ne fonctionne pas parfaitement mais donne un ordre de grandeur. Il existe un nombre de facteur important pour affiner l’évaluation : importance du dirigeant dans la réussite de l’entreprise, stabilité du nombre de visiteurs, qualité des annonceurs, nombre de pages vues par visiteur, nombre de visites par visiteur, thème du site…

Pour ma part la méthode par comparaison donne une valeur 1.9 fois plus élevée que la “comptable dynamique”. L’écart est important mais j’ai en tête un ordre de grandeur.