BlogBang, la machine a cash des blogs ?

J’ai lu un article qui m’a interpellé sur 2803. Je résume en quelques mots :

BlogBang est une plateforme de pub pour les blogs qui paye au CPM. On peut être payé 4.5€ par mille affichages. Chauffeur de Buzz qui frôle les 100’000 pages par jour en tirerai près de 400€ chaque 24 heures 3 jours.

La conclusion de l’article attire quand même l’attention sur les CVG avec entre autre :

“Afficher la publicité du réseau BLOGBANG de manière visible à l’ouverture du site sur un écran 800*600 pixels, sans le cacher d’une quelconque manière par une autre publicité, un filtre ou de tout autre forme de contenu.”

Au début j’ai commencé à écrire une réponse sous le billet de 2803 mais comme le sujet rentre pile poil dans le thème de ce blog je mets mon point de vue ici.

4.5€ de CPM pour 3 liens c’est très bien payé. Surtout pour des pubs pour des films.

  • Avec un taux de clic de 1% (ce qui est déjà très correct) le clic est payé 45 centimes. Je ne sais pas quelle est la norme dans ce secteur mais je trouve que c’est très cher payé.
  • Il faut compter aussi le visionnage des vidéos, je pense que ce taux sera plus faible car ce n’est pas vraiment au point (j’ai mis 5 minutes à comprendre comment lancer le film…)

Les annonceurs vont vouloir un retour positif. Je pense qu’ils imaginent investir les blogs et donc créer du Buzz ou faire du marketing viral (en tout cas si je mettais ma pub sur un blog, j’aurai le secret espoir que ça se passe comme ça). Ils risquent d’être déçus. Sincèrement je doute que les bannières pub remplissent ce rôle.

Pour avoir un retour assez important il faut que la bannière soit visible. BlogBang veut que la bannière soit visible tout de suite sur un écran en 800*600. Avec cette taille il faut descendre de 4 écran et scroller à droite pour la voir sur chauffeurdebuzz. Sur 2803 on voit le haut de la bannière si on scrolle à droite. En fait en parcourant les plus gros éditeurs de BlogBang on se rend compte que la pub est peu visible. Pour le moment BlogBang est peu regardant, je pense qu’ils attendent d’avoir assez d’éditeurs pour sévir.

Qu’est ce que ça m’inspire ?

Si j’étais annonceur je ne passerai pas par BlogBang pour le moment car j’aurai l’impression que mes pubs sont enterrées au fin fond des blogs. J’attendrai que le réseau soit plus mûr et que les éditeurs offrent le service en fonction de ce que les annonceurs les payent.

Si j’étais éditeur je jouerai le jeu à 100% en essayant de maximiser le rendement des ces bannières. Pour que le filon ne se tarisse pas trop vite.

Si j’étais BlogBang je surveillerai les éditeurs.

On est dans des excès que je pensais révolus. Je suis éditeur mais je pense que les annonceurs DOIVENT avoir le service qu’ils payent. Les éditeurs ont le devoir de faire ce qui est en leur pouvoir pour que les campagnes fonctionnent correctement, ce sont eux l’interface entre les annonceurs et le public. Si l’éditeur travaille bien, l’annonceur est heureux et paye bien, le site continue de vivre donc les visiteurs sont contents. C’est pas beau la vie 🙂

Vivre de son Blog… analyse

L’article de Capital Stratégies sur le thème “Peut on vivre de son blog” n’est pas passé inaperçu (2803, Aziz, Petitdeviendragrand, Stephane Guerin, Deblignieres). Je ne résiste pas à répondre non si on n’est pas le meilleur de son secteur.

Laissons de côté les blogs des plateformes comme skyblog, overblog et autres. Ces plateformes ne sont pas faites pour faire gagner les blogueurs. D’après l’article de Stratégies Overblog redistribue 40’000 euros à 2500 blogueurs soit une moyenne de 16 euros chacun.

Parmi les top blogueurs francophone qui gagnent il y a Presse Citron avec 1500/2000€ par mois et Loic Le Meur avec 6000€ par mois. Je pense aussi que fr.Techcrunch doit avoir des revenus très corrects. En fait c’est le top 3 du classement High tech de Wikio. Pour Presse Citron c’est un complément de revenu, Il est en France donc entre les diverses charges et impôts il doit lui rester entre 700 et 1000€ par mois. Pour Loic ça pourrait être un revenu mais il devient multiblogueurs et suite à l’article de Stratégies je doute que ses coblogueurs ne réclament pas un jour leur part de gâteau.

Bilan :

  • le nombre de personnes qui peuvent vivre à 100% de leur blog doit se compter sur les doigts d’une main en France,
  • il y aurait un bon gros million de blogs actifs en France.

Pour gagner sa vie sur le Web le blog ne me parait pas la meilleure voie. Ou alors il faut l’industrialiser à l’image du Blog Auto, mais on tombe rapidement dans la catégorie des magazines onlines.

Et si on s’obstine quand même à essayer on peut essayer d’estimer le revenu en fonction du nombre d’abonnés au flux RSS. D’après les chiffres qu’on a on peut penser que chaque abonnés RSS “rapporte” 0.20 centime euro par mois, soit environ 0.10 centimes euro net. Il faudra donc 20’000 abonnés RSS pour toucher 2000€ par mois net. (Techcrunch fr représenterai un chiffre d’affaire de 20’000€ par mois avec cette estimation… mais sur techcrunch la pub n’est pas trop présente).

Zlio, 4 millions de dollars et des projets

Jeremie Berrebi annonce sur son blog avoir levé 4 millions de dollars pour Zlio (bravo !). L’annonce était attendue car dans la foulée Techcrunch, 2803 et Accessoweb en ont parlé.

Zlio c’est 100’000 boutiques avec 2 millions de visiteurs par mois. Les affiliés gagnent jusqu’à 750$ (550€) par mois, ce qui montre qu’une boutique sur le web n’est pas évident à faire tourner (550€ par mois pour la plus importante des 100’000 boutiques c’est pas si énorme que ça). Disons que ça peut arrondir les fins de mois.

Ma maigre expérience avec l’affiliation a été avec Amazon, je n’ai jamais vraiment travaillé sur la mise en avant mais dans mes meilleurs mois j’ai réussi à avoir pas loin de 100€ de commission. Zlio me semble bien mieux car on n’est pas limité aux produits d’Amazon. Monter une boutique est dans ma todo list depuis quelques jours.

Revenons sur Zlio.

Ce qu’on sait :

  • 100’000 boutiques,
  • un revenu max de 750$.

Ce que j’imagine :

  • 20% de boutiques actives (vendent au moins un article)
  • 5% dégagent un chiffre > 10$ par mois
  • Peu de boutiques dégagent un gros chiffre d’affaire (effet de longue traîne)
  • Zlio reverse entre 80 et 50% à ses affiliés.

J’ai fait quelques simulations j’arrive à une fourchette de 100’000$ à 750’000$ reversés aux affiliés chaque mois. Ce qui fait un CA mensuel pour Zlio situé entre 125’000 et 1.5 million de dollar. Prenons le chiffre moyen de 700’000$ mensuel.

En calculant autrement. 2 millions de visiteurs, 3% d’acheteur, un panier moyen de 100$ (d’après des chiffres sur le ecommerce trouvés sur le web). 6 millions de paniers. Zlio fait une marge entre 5 et 8% (on prend la moyenne : 6.5%). Et j’arrive à environ 400’000$ mensuel.

En mixant ces chiffres je pense que Zlio doit avoir un CA d’environ 500’000 $ par mois, et si on retire les commissions aux affiliés ça doit faire environ 300’000$ par mois. Zlio doit tourner sans être très rentable. D’où le tour de table de 4 millions pour faire un peu de marketing et développer des nouveaux services pour croître fortement et devenir très rentable.

D’après Jeremie Berrebi une grosse partie sera pour la R&D donc pour payer des développeurs, chefs de projets… même s’il fait 50% marketing et 50% pour la R&D ça donne un potentiel important pour se développer.

Zlio a un bon potentiel. C’est un site Web 2.0 comme j’aimerai le faire. Le fameux User Generated Content à un haut niveau de stabilité. Les utilisateurs créent leur contenu en montant leur propre boutique avec leur sélection de produit et SURTOUT ils en tirent quelque chose (un revenu).

Je pense que c’est l’avenir, tous les créateurs de contenus doivent avoir une part de gateau. C’est sur des sites comme ça qu’il faut travailler dans le futur. Encore bravo à Jeremie.

PS : presque tous les chiffres donnés ici sortent de mon imagination. Si Zlio veut les confirmer ou les infirmer, je serai très content…

Un gros Buzz… Ils en parlent déjà de partout sur le web :

Comment Netvibes peut devenir rentable ?

Le départ de Pierre Chappaz de Netvibes a beaucoup fait couler d’encre numérique cette semaine. Je ne suis pas utilisateur de Netvibes (je suis un accro de Google reader) mais sa progression me fascine. J’ai un profond respect pour Tariq Krim mais je le vois plus comme visionnaire que comme gestionnaire même si j’avoue que sa vision me semble de plus en plus floue. Je ne comprends pas où il va d’autant plus que la concurrence devient vraiment importante…

On commence à se mettre dans l’ambiance avec un article sur NetEco qui dit que Netvibes est estimé à 300 Million de dollars pour 359’000 visiteurs uniques mensuels !! Mon benchmark perso se réveille en lisant ce chiffre sorti de nulle part et je me mets à rêver… A combien le gars (ça ne peut pas être une fille elles ont trop les pieds sur terre) qui a estimé Netvibes à 300 millions estimerai mon site ? 100 ou 150 millions. C’est les soldes, je brade à 50% au premier qui m’envoie un mail. Bon, c’est sur qu’il n’y a pas que l’audience pour estimer un site, il y a aussi le potentiel et la technologie…

On entend parler de partout du chiffre de 12 millions de comptes. En fait il doit y en avoir assez peu d’actifs, 3% d’après ces chiffres (359’000 visiteurs uniques), ce qui me semble réaliste. Si ces chiffres sont réels alors je pense que Netvibes est encore loin d’être une société stable -mais ça peut venir-

Explication simple :

Les visiteurs doivent être en majorité des habitués, ce qui les intéresse c’est le lecteur RSS. Je pense qu’ils sont peu sensibles à une pub ou quelques liens sponsorisés. Bref je vois mal comment on peut tirer un chiffre d’affaire de plus d’un demi dollar par visiteur (D’après mes chiffres ça doit être 10 fois moins que ce que fait Google mais sur Google le taux de clic sur les pub doit être très élevé… Ce que ne pourra pas faire Netvibes). Ce qui nous fait à la louche 180’000 € par mois. Netvibes c’est 30 personnes et pas que des débutants, la moyenne des salaires doit être au moins de 5000 euros (tout compris s’ils sont mal payés) soit 150’000 euros par mois, ça laisse peu de marges pour le matériel et les prestas externes… A mon avis vendre de la pub là dessus c’est se tirer une balle dans le pied (certains utilisateurs menacent de partir) pour un revenu ne permettant pas de vivre décemment.

Le trésor ce n’est donc pas l’audience mais la technologie et les compétences internes. Le revenu peut donc se faire sur la marque blanche. Vu la notoriété une vente du produit en mode ASP devrait faire tourner la machine. Là dessus on ajoute une couche de service et hop Netvibes est rentable. Disons qu’ils arrivent à trouver 500 clients avec une moyenne de facturation de 500€ par mois (ils peuvent être cher car ils ont une certaine notoriété 😉 ) et hop 250’000€ par mois en caisse. On ajoute 10 personnes de l’équipe facturées 1000€ par jour pour des formations et autres développement ça fait 200’000€ de plus. Disons qu’on atteint les 500’000 euros mensuels soit un CA de 6 millions par an. Vu que le business s’est un peu étoffé les frais fixes peuvent être de l’ordre de 3 millions, reste 3 millions de benef (dans un cas optimiste… Dans un cas pessimiste il n’y a pas 500 clients qui payent pour avoir un site comme Netvibes).

Ma conclusion ?

Netvibes a une très bonne technologie mais apparemment peu utilisée (je croyais vraiment qu’il y avait 12 millions de comptes actifs). La principale utilisation semble être comme lecteur RSS, comme partout on utilise 10% des options disponibles. Je ne suis pas dans le secret des dieux mais avec les données qu’on trouve sur le web je ne vois pas comment Netvibes peut devenir une société hyper rentable. Viable oui mais très rentable bof…

La porte de sortie sera la vente à un gros du web ou la vente du produit en marque blanche.

Je n’ai pas assez d’info pour évaluer Netvibes mais 300 millions me semblerait cher payé pour une technologie qui n’est pas grand public.

Générique de fin

Les acteurs :

Pierre Chappaz et Tariq Krim

Ils m’ont aidé à écrire cet article

Ceux qui croient en Netvibes : Loic

Ceux qui sont pour ne sont pas contre la pub : Exolounge et Presse citron

Un ancien sujet sur les revenus de Netvibes and Co

Articles à lire sur le sujet :

Ils en parlent :

Un concurrent dévoile ses chiffres

Cette semaine un de mes concurrents a dévoilé quelques chiffres stratégiques. Voilà de quoi mettre à jour mon benchmark personnel. Contrairement à ce que je fais d’habitude je ne donnerai ni chiffres ni nom car ce concurrent est très sympatique et les données sont confidentielles.

Ce que je sais déjà c’est qu’il gagne beaucoup plus que moi. Ce que je sais maintenant c’est qu’il a une audience plus élevée que la mienne. Mais à audience équivalente il gagne 3 fois plus que moi. Je m’en doutais mais maintenant j’en suis certain.

Comparons les autres données :

Lui :

  • Société d’une quinzaine de personnes (je n’ai pas le chiffre exact, disons entre 10 et 20). Equipe technique, equipe de commerciaux pour vendre l’espace pub.
  • Très implanté dans le milieu, il a un stand sur les salons, tout le monde le connait
  • site anglophone à 90%

Moi :

  • Travailleur indépendant
  • Aucune communication à l’extérieur
  • Site anglophone à 45%

Comment faire évoluer ces données ?

Ce qui a de grande chance de rester invariable c’est mon statut de travailleur indépendant -pour des raisons personnelles-.

Je tente de développer la communication à l’extérieur en me faisant connaitre auprès des annonceurs via une régie (régie dont je suis le premier éditeur, donc je ne suis pas un petit site parmi d’autres).

La partie anglophone étant celle qui a le plus gros potentiel de développement sera celle sur laquelle je vais travailler le plus.

L’avenir

Si mon audience stagne et que je deviens aussi fort que lui du coté commercial, j’ai un potentiel de croissance de 200%.

Bien sûr je fais tout pour maintenir mon 1% de croissance par semaine (c’est pas toujours évident) donc ce potentiel de croissance est d’autant plus élevé.

Objectivement je pense que ces objectifs sont atteignables, d’ailleurs ils rejoignent les objectifs que j’avais évalués avec une autre méthode. Allez je lache un chiffre ou plutot un indice, l’ordre de grandeur de l’objectif devrait placer mataf.net au niveau de techcrunch.com… il y a un an 😉

Et en conclusion ?

Les chiffres sont importants, en fait c’est beaucoup plus élevé que ce que j’espérai au départ. La barre du million (de visites mensuelles ou de € annuel) est à portée mais je pense que la résistance sera plus forte que prévue. 2 ans pour y arriver c’est à la fois très long et très court.

Et comme toujours je vais me poser mille questions : J’embauche ou pas ? Est ce que ça sert à quelque chose de bosser plus ? Alors je me l’achete cet écran 30 pouces ? Franchement tu serais pas mieux au bord de l’océan plutot que devant ton écran ? Qu’est ce que je vais regarder si “En Aparté” n’existe plus ? Comment je vais avoir des nouvelles de Loic ? Euh… je suis devant l’écran, on est samedi et il fait beau… Je coupe.

Les millions d’euros des ventes de sites web

AuFéminin a été valorisé 284 millions d’Euros par son rachat par Springer (pas loin de l’estimation de 300 millions faite par les spécialistes peu de temps avant). Les deux principaux actionnaires Marc-Antoine Dubanton et Anne-Sophie Pastel (qui détiennent chacun 18.62% de la société) empochent près de 53 millions chacun. Le prix de vente représente 21 fois le chiffre d’affaire.
Pas besoin de se faire racheter par Google pour bien vendre son affaire.
Alors là je vois tout le monde se jeter sur sa calculette 284 millions pour 6 millions de visiteurs uniques (14 millions pour tous les sites du groupe) et 13 millions de CA (7 millions de résultat). Moi je fais en gros 50 fois moins donc je suis valorisé avec un petit 6 millions… Si vous avez un acheteur pour moi je pense que je me laisserai tenter.

Remettons les pieds sur terre, essayons de voir ça de plus près, Aufeminin c’est

  • quelques sites à forte audience sur lequel la pub se vend bien -81% du CA- (certains pensent que cette audience pourrait baisser). J’en profite pour me benchmarker, 14 millions de visiteurs unique par mois = 10.5 million de CA. Je suis dans la moyenne… cool
  • un logiciel de gestion de pub (SmartAdServer) qui fonctionne plutôt bien -15% du CA-

Je pense qu’Axel Springer a acheté l’audience car il a déjà 170 magazines et journaux dans 33 pays, je ne pense pas qu’il visait le logiciel de gestion de pub il cherche plutôt à s’implanter plus fortement en France. Pour moi il a donc bien valorisé le nombre de visiteurs à 284 millions.

Donc… en faisant une règle de 3 toute bête je pèse bien 6 millions. Hahaha j’aurai du aller au Bourget pour réserver mon jet privé.

Trêve de plaisanterie, je sais que l’audience c’est le nerf de la guerre du web (il n’y a qu’à voir les rachats de Myspace, youtube et autres). Mais j’ai beau réfléchir à des business plans très optimistes je ne vois pas comment on peut facilement amortir ces achats (?).

Quelle audience pour quels revenus ?

On lit souvent sur les forums des questions sur la rentabilité des sites. D’après mon expérience la rentabilité est liée

  • à l’audience
  • au secteur (finance, automobile, web…)

Je ne parlerai pas du secteur car je n’ai pas une vision assez globale pour pouvoir en sortir quelque chose d’intéressant. Par contre j’ai passé beaucoup de temps à étudier l’audience des sites sur lesquels j’ai travaillé. J’éviterai une approche trop technique, je laisse les professionnels comme Percute le faire. Je me pencherai juste sur les leviers qui permettent de valoriser au mieux son audience au yeux des annonceurs.

1- Nationalité des visiteurs

Savoir de quel pays viennent vos visiteurs est primordial. Sauf cas exceptionnels les annonceurs voudront cibler leurs campagnes sur un continent, voire un pays ou même une région. Pour moi par exemple il est important de savoir quel est le pourcentage de visiteurs provenant du Royaume Uni et des Etats unis sur la partie anglophone. La législation dans ces deux pays étant différente les annonceurs diffusent parfois des bannières adaptées. Connaître cette info et pouvoir cibler les campagnes de pub est un argument de vente qui peut être décisif.

2- Intérêt des visiteurs

Se mesure avec le nombre de pages vues par visite, la durée des visites. Je ne donne cette info que sur demande lorsque le contrat est potentiellement intéressant. C’est une donnée stratégique qui peut faire la différence entre un site de qualité et un site qui n’arrive pas à intéresser les visiteurs.

Si je ne la donne pas ce n’est pas parce que j’ai honte de cette donnée, c’est simplement car elle n’est pas évidente à interpréter :

  • Si j’ai peu de pages vues par visiteurs c’est que mon site semble peu intéressant. C’est peut être l’explication mais on peut aussi dire que le visiteur trouve rapidement l’information il est donc satisfait et comme il a eu ce qu’il voulait il peut continuer à surfer en cliquant sur une pub.
  • Si j’ai beaucoup de pages vues les visiteurs ont des chances de voir la bannière plusieurs fois et donc d’être mieux impacté. Oui mais si chacun des visiteurs voit 10 fois la bannière on touche moins de personne sur la campagne.

Bref, pour moi c’est très important mais j’aime bien donner une explication de texte avec les chiffres.

3- Fidélité des visiteurs

Se mesure avec le taux de retour des visiteurs. J’ai un bon retour des visiteurs, il y a pas mal d’habitués qui reviennent régulièrement. Mon interprétation est que les gens sont satisfaits, qu’ils pensent que l’information est pertinente. Cette notoriété est en partie reportée sur la publicité, j’améliore mon taux de clic et les annonceurs leur taux de transformation.

Le contexte dans lequel est diffusé la bannière est très important. Je pense que la performance d’une campagne de pub sera meilleure si le site qui l’héberge inspire confiance.

4- Renouvellement des visiteurs

Un renouvellement des visiteurs est nécessaire pour que les campagnes de publicité soient efficaces. Si vous avez une audience de 50’000 personnes chaque jour mais que ce sont tous les jours les mêmes, la campagne ne sera efficace que pendant une durée très courte.

5- Largeur du ciblage

Est ce que vos visiteurs sont très ciblés (traders sur le marché des changes) ou peu ciblés (ils s’intéressent au programme TV du soir) ? La réponse à cette question vous permettra de vous tourner vers des annonceurs en adéquation avec vos visiteurs. Pour ma part j’ai travaillé avec Hi-Média et Adsense. Hi-Média est plutôt orienté grand public et propose des campagnes sur des thématiques larges (bourse, voyages…) la spécificité de mon site – et peut être la qualité des commerciaux – a fait que je n’ai eu qu’une campagne de quelques semaines sur 2 ans de contrats. Adsense balaye aussi très large mais son système fait qu’on arrive à remplir des espaces publicitaires dans des secteurs de niche très restreints.

Tous ces points sont des arguments à donner aux annonceurs, ils les convaincront d’annoncer chez vous et d’accepter des prix un peu plus élevé.

Si vous êtes annonceurs ce sont des points à regarder avant de signer un contrat de pub.

Je pense que vous serez d’accord avec moi, bien connaître son audience permet de rentabiliser au mieux son site internet.

Quel intérêt de lancer une campagne de pub ?

Je suis un éternel insatisfait. Quand je travaille sur le développement de mon site j’attend des retours rapides, une explosion de l’audience dans les jours qui suivent le lancement de nouveaux services. L’ennui c’est que les annonces sont faite sur ma base d’abonnées, la croissance se fait donc uniquement par le bouche à oreille et le positionnement sur les moteurs de recherche. Il faut donc que je reste patient.

Périodiquement je recherche de nouveaux canaux de croissance. Je pourrai monter une campagne de buzz, j’en ai une toute prête dans mes cartons mais il faut encore que me lance dans la programmation, au moins 1 mois de boulot. J’ai pas le temps. Développer les partenariat, disons que je suis dans une niche très restreinte et que les partenaires potentiels sont très rares. Il me reste la pub, on attaque mon portefeuille alors le retour sur investissement à intérêt à être au rendez-vous.

Commençons par le commencement, mes revenus : environ 1 centime par page vue. Pour le moment les revenus proviennent à quasiment 100% de l’affichage publicitaire, je n’ai rien à vendre. Si je dépense 1€ en pub il faut qu’il soit amorti.

Quel intérêt de faire de la pub ?

  • Améliorer ma notoriété, les sociétés qui font de la pub semblent plus sérieuses aux yeux des visiteurs. Généralement elles ont une stratégie, un budget, ce sont des pros. On sort du cadre amateur. C’est bon pour l’image.
  • Accroître l’audience et donc mes revenus futurs.

Qu’est ce que je vends ?En général quand on clique sur une pub c’est pour quelque chose de précis. Faire venir des visiteurs pour avoir des visiteurs ne sert à rien. Mon objectif principal est qu’ils s’inscrivent à la newsletter ou s’abonnent au flux RSS. Ce sont mes principaux moyens pour fidéliser l’audience. Mon ROI sera calculé là dessus.

Quel type de pub ?

  • Campagne bannière : à la louche, si je me base sur un CPM de 10€ pour un public ciblé, un taux de clic de 0.5%, un taux de transformation de 2%. 1’000€ = 100’000 bannières = 500 visiteurs = 10 inscrits… 100€ l’inscription.
  • Emailing : CPM 100€ pour un public ciblé. un taux de clic de 3%. 1000€ = 10’000 emails = 300 visiteurs = 6 inscrits… 166€ l’inscription
  • CPC : pourquoi pas, disons 20 centimes le clic (c’est faisable relativement facilement). 1000€ = 5000 visiteurs = 100 inscrits… 10€ l’inscription

Disons que je cherche à avoir 1000 inscriptions (en opt-in).

  • Campagne bannière = 100’000€
  • Campagne email = 166’000€
  • Campagne CPC = 10’000€

Première conclusion : je me tournerai prioritairement vers le CPC.

Comment rentabiliser ?

J’envoie environ 5 news par semaine pour signifier la mises à jour de certaines pages. Si en moyenne j’ai un taux de clic de 20% et 3 pages vues. 1000 visiteurs = 2600 pages vues par mois = 26€. Pour rembourser mes 10’000€ il me faudra 32 ans.

Autre méthode : sponsoriser mes news -pour le moment je ne le fais pas encore mais c’est sur le point de venir- disons que je vends en moyenne 30€ au CPM une bannière dans la news et que je vends 20% de mes espaces, soit une news par semaine. Avec mes 1000 visiteurs = 130€ par mois. Pour rembourser mes 10’000€ il me faudra 6 ans et demi.

Voilà de quoi me décourager de faire de la publicité tant que je ne vends pas quelques chose. Pour le court terme c’est vrai mais pour le long terme ?

Les gros sites de mon secteur (broker, sites d’information, blogs, forums) totalisent rarement plus de 25’000 membres. Quelques rares sites arrivent à dépasser les 30’000 et je crois qu’un seul flirte sous les 100’000 (leader mondial avec des bureaux dans le monde entier).

Si j’investi 250’000€ je peux envisager 25’000 nouveaux membres, sans compter l’augmentation du bouche à oreille. Sur 2 ans je sors de la cours des grands pour arriver sur le podium et je valorise fortement mon site. En fait cela revient à acheter une place de leader. Et finalement vu comme ça c’est pas très cher.

Les esprits les plus aiguisés me diront que pendant ce temps là les autres vont aussi connaître une croissance plus ou moins forte. Je suis d’accord mais je suis seul à la barre et les autres sont rarement des petites entreprise, j’ai la souplesse pour moi, je n’ai pas à faire 3 réunions pour prendre une décision et j’ai une vision à 360° du marché (veille concurrentielle, lecture assidue des forums de mon secteur d’activité, connaissance correcte du fonctionnement du web et des communautés, j’ai été annonceur et éditeur). Je ne sous estime pas la concurrence je connais mes avantages et mes faiblesses (budget très limité par rapport aux autres).

Et voilà ! Ma conclusion quand je me demande quel serait mon intérêt de lancer une campagne de pub est toujours la même. Le retour est négatif à court terme mais sur le long terme je pense que j’achète de la notoriété et qu’au final je valorise mon entreprise.

J’ai lu que Google allait bientôt permettre de reverser les gains adsense dans Adwords, dès que c’est en place je franchis le pas.

On en reparle dans 2 ans.

Naissance et évolution d’une “startup”

J’ai longuement hésité à raconter mon expérience. Même si je suis très content de mon parcours je sais par expérience que ce genre de “révélation” entraîne autant de messages positifs que négatifs. Si je le fais c’est pour placer ce blog dans un contexte.

En fait je n’ai jamais considéré avoir créé une startup comme on le voit sur le web : idée révolutionnaire ou pompage d’une idée révolutionnaire, développement, levée de fond… J’ai toujours été très attaché à ma liberté et, malgré des opportunités qui semblaient très intéressantes, j’ai réussi à rester seul aux commandes de ma petite entreprise.

Tout a commencé en 2002, je travaillais comme support informatique dans une salle de marché à Paris. J’étais en contact quasi permanent avec des traders, sur tous les écrans je voyais à longueur de journée des cours de bourse. Il a fallu peu de temps pour que je me prenne au jeu. J’ai donc commencé à jouer en bourse. Mes compétences en informatique m’ont servi à filtrer tous ces cours pour essayer de sortir ceux qui avaient le plus gros potentiel. Tous les soirs je faisais tourner mes algorithmes sur des centaines d’action pour en sortir une petite dizaine qui devaient être celles qui allaient me rendre riche. Le système fonctionnait bien, l’objectif de 30% par an était plus ou moins bien tenu. Les ordres étaient passés en direct sur mon site. Et là j’ai eu l’illumination… En vendant ces conseils je pourrais certainement gagner beaucoup plus.

Début 2003 je profite de la crise en informatique pour partir sur un licenciement économique, en septembre 2003 je crée ma première activité de conseil et Mataf passe du mode gratuit au mode payant. De 1000 visiteurs quotidiens je suis passé à 10 (taux de transformation de 1%, c’est bien mais pas top), en 3 mois j’ai mis la clé sous la porte.

en 2004, il y a eu un moment de flottement. J’ai commencé à trader sur le marché des changes à plein temps puis j’ai rapidement repris la mise à jour des news sur mon site. En parallèle je me suis intéressé aux différents moyens de faire connaître mon site pour augmenter le nombre de visiteurs, j’ai fait une formation intensive en référencement pendant le concours mangeur de cigogne puis j’ai appliqué tout ce que je savais. Adsense a fait son apparition, fin 2004 je gagnais plus de 1500$ par mois avec un peu plus de 50’000 visiteurs pour 500’000 pages vues. Entre temps j’avais créé ma seconde entreprise.

A la fin de l’année 2004 un acheteur me propose 150’000 euro pour le site. Une longue hésitation mais le deal ne se fait pas.

2005 année de l’explosion. 70’000 visites en janvier, 170’000 en décembre. je sors rapidement du statut de micro entreprise mes revenus se diversifient un peu – j’ai des annonceurs en direct – et dépassent largement ce que je gagnais quand j’étais salarié. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

2006 On me propose un job dans mon secteur d’activité (Internet et marché des changes) très bien payé, à moitié en télétravail, carte blanche et je garde mon entreprise. Le début est très motivant, je bosse beaucoup, je double mes revenus. Au bout de 6 mois j’ai moins de liberté d’action, au bout d’un an je suis un simple exécutant. Je m’en vais. Pendant ce temps là l’audience de Mataf stagne toute l’année autour de 200’000 visites par mois. Le chiffre d’affaire est important. Vu que mes charges se résument à un serveur dédié et quelques achats de consommables le bénéfice progresse de plus de 50% par rapport à 2005.

2007 je suis de nouveau aux commandes à 100%. Stratégie de cette année : remonter l’audience, diversifier les revenus, sortir de l’image de site perso. Pour l’audience j’améliore et j’augmente le contenu, des 200’000 visites par mois je passe à plus de 300’000 en avril. Pour la diversification des revenus les propositions viennent toute seule, je suis sollicité pour une bonne dizaine de projets, j’hésite un peu puis je me concentre sur ceux qui me laissent une plus grande liberté. Et enfin pour la professionnalisation je change le design (c’est en cours) et je relance un partenariat avec le leader du secteur. Les prévisions pour 2007 sont très bonne, le chiffre d’affaire devrait encore progresser de 50%. Je commence à investir sérieusement pour manger les éléphants 🙂

Je sens que le rythme de croisière est pris.