Modèle gratuit : NYT, WSJ… ou payant : Arrêt sur Images

Les faits :

  • Arrêt sur Images : Daniel Schneidermann souhaite que la première source de financement par abonnement, éventuellement un peu de pub pour compléter. Il récolte 240’000 euros en 1 semaine pour 12’000 abonnés
  • New York Times :  225’000 abonnés entre 50$ et 100$ par an. Passe au tout gratuit.
  • Wall Street Journal : 770’000 abonnés qui rapportent 65 millions de $. Passe au tout gratuit.

D’après ce que j’ai lu sur le web 2 modèles s’affrontent : l’abonnement et le financement par la pub.

Arrêt sur Image” est un site neuf, sans audience sans budget.  L’objectif du site est d’avoir un regard critique sur la télévision et sur l’image en général. Au yeux du public (en tout cas pour moi) le but premier est de trouver les failles et les erreurs pour les mettre sur la place publique, ce qui n’est pas négatif mais ça attire forcement l’antipathie de ceux qui ont fait ces erreurs. Le concept de l’émission fait qu’il est difficile de trouver des annonceurs pour se financer, ben oui, vous iriez vous vendre sur un site ou les visiteurs ont un regard fortement critique sur les médias ?. Vu que la pétition sur le web avait récolté 185’000 signatures en 1 mois et que les signataires sont en majorité des gens impliqués, critiques ayant certainement en majorité un statut social relativement supérieur à la moyenne, il pouvait sembler naturel qu’ils acceptent de soutenir financièrement le concept de l’émission. Je pense donc qu’il n’y avait pas vraiment d’alternative pour mettre en route “‘Arrêt sur Image” sur le Net.

Pour ce qui est du Wall Street Journal et du New York Time, ouvrir tous les articles gratuitement plus les archives revient certainement à multiplier par 3 ou 4 (certainement beaucoup plus) le nombre de page accessibles par les moteurs de recherche. De plus ça augmente l’intérêt d’aller sur ces sites pour tous les non abonnés. Le Wall Street Journal c’est déjà 7.2 millions de visiteurs uniques. Il gagne environ 65 centimes d’euros par visiteur (soit au total en dollar 75 millions $ par an) . En doublant son audience les revenus perdus des abonnements seront compensés par la pub. Des analystes prévoient une audience multipliée par 10, je vous laisse faire le calcul (même si les charges d’hébergement, de bande passante sont augmentés l’opération est rentable).

Voilà 2 modèles incomparables entre eux, ils ont chacun pris la bonne décision. Dans les années qui viennent, si “Arrêt sur image” reste viable avec une audience importante je ne serai pas étonné de voir plus de publicité dans ses pages…

Pour les sites de contenus, le modèle avec abonnement s’adresse aux sites avec une forte composante émotionnelle, qui implique le visiteur. Il faut que l’abonné ait envie de soutenir “une cause”.  Le modèle publicitaire est fait pour les autres :).

Ils m’ont inspirés :

One Reply to “Modèle gratuit : NYT, WSJ… ou payant : Arrêt sur Images”

  1. La stratégie est pour le moins risquée. On peut lire ici : http://arretsurimages.net/abonnement

    1- “Pour les étudiants, les chômeurs et les précaires, l’abonnement est fixé à 1 euro par mois (soit 12 euros par an). Pas besoin de justificatif, nous avons choisi de vous faire confiance.

    2- “Et si je ne souhaite pas m’abonner, même au tarif « chômeurs » ?

    Vous ne nous facilitez pas les choses, mais nous avons prévu aussi votre cas. Rendez-vous immédiatement sur la page abonnements, choisissez l’option « amis radins » et expliquez-nous vos motivations dans un courrier argumenté. Au vu de votre texte, l’équipe décidera (souverainement) de vous accorder (ou non) la qualité d’ « ami radin », et de vous abonner gratuitement.”

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