Une opportunité dans la crise #geonpi

Le mouvement des pigeons me laisse un peu dubitatif. Je suis ce qu’on appelle un entrepreneur, j’ai entrepris de créer mon propre emploi pour plusieurs raisons, la principale d’entre elle vient peut-être du fait que j’ai du mal à faire quelque chose que je n’ai pas décidé moi-même. Avoir des revenus conséquents ou créer des emplois sont un peu des dommages collatéraux… Je ne m’en plains pas, au contraire, je commence même à y prendre du plaisir.

Quand on dit que l’entrepreneur prend des risques je suis totalement d’accord mais il le fait de plein gré et pour son bien être personnel avant tout. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’entrepreneurs qui prennent le risque de tout perdre pour créer des emplois ou pour le rayonnement de son pays et si c’était le cas alors il devrait se sentir flatter par le projet de loi de finance pour 2013.

La contestation actuelle semble se focaliser sur le taux à 60%, or il me semble qu’on atteint ce taux pour une importante plus-value gagnée dans un délai très court. Bon, ok ce taux reste quand même très élevé lorsque qu’on garde son entreprise plusieurs années mais on est en période de crise.

En période de crise un entreprise s’adapte, demande des efforts de la part de tous ses collaborateurs -j’ai vécu ça durant ma courte vie de salarié- et lorsque tout va mieux on repart sur de bonnes bases. On reproche souvent à l’état de ne pas être géré comme une entreprise et bien là je crois qu’on s’en approche -une approche timide, je vous l’accorde-. Après on peut ne pas être d’accord avec l’orientation choisie, démoraliser les investisseurs et une partie des entrepreneurs n’est peut-être pas une bonne chose mais il faut aussi voir qu’une autre partie des entrepreneurs, ceux qui vendent leur entreprise à des prix relativement faible, vont y gagner. En gros les petites ventes vont être moins taxées et les millionnaires auront moins de millions… Vu comme ça je préfère être du côté des plus taxés.

Je vois quand même 2 gros défauts dans le PLF 2013. La rétroactivité n’est pas une bonne chose, je trouve dégueulasse -et je pèse mes mots- de changer les règles du jeu à postériori, à l’instabilité fiscale s’ajoute un jeu de roulette russe. Et la remise à zéro des compteurs le 1/1/2013 pour la durée de détention des parts d’une société. Pour ces deux raisons je trouve que le mot pigeon est extrêmement bien adapté.

J’ai toujours entendu dans les blogs d’entrepreneurs, dans les conférences et dans les discussions entre entrepreneurs qu’il fallait voir dans chaque obstacle une opportunité. J’ai l’impression de lire partout que les startups web vont certainement s’expatriées en masse sous des cieux plus cléments, si ce phénomène se confirme nous pourrions avoir en France un énorme vide à combler, une chute de la concurrence qui pourrait permettre à celles qui reste de connaitre un taux de croissance qu’elles n’auraient pas connu sans le PLF 2013. Et il y aura certainement d’autres opportunités à saisir dans cette période de crise.

2 Replies to “Une opportunité dans la crise #geonpi”

  1. J’avais vu ça… chaque rdv avec mon comptable se transforme en une analyse détaillée du code des impôts et de tous les cas particuliers, tout ça pour savoir si je fais pas de connerie “administrativement parlant”.
    A moins d’avoir du temps à passer sur ce genre de problème je pense qu’il faut se contenter de rester simple et se concentrer sur son boulot. De toute façon l’administration française a peu de chance d’être simplifiée avant quelques générations 🙂

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